Quel avenir ces leaders politiques réservent-ils aux communautés LGBT?

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MONTRÉAL – Le vendredi 12 août 2011 – « Les gais sont dans les plans de Satan! », lançait récemment la candidate à la présidentielle américaine, Michelle Bachmann. « Il n’y a pas de place pour des gais dans mon cabinet », avertissait il y a peu le Premier ministre jamaïcain Bruce Golding.

En tout, ce sont les propos de huit personnalités politiques et chefs d’État qui ont pris position clairement contre les droits LGBT, voire contre les personnes LGBT elles-mêmes, qui seront mis de l’avant par la Conseil québécois des gais et lesbiennes (CQGL), dimanche prochain, le 14 août, lors du défilé de la Fierté LGBTA, sur de grandes affiches cartonnées.

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S’accordant au thème des Célébrations Fierté Montréal 2011 « 3011 odyssée du futur », le CQGL profite de l’occasion pour sensibiliser la population au fait que les droits LGBT obtenus au cours des dernières décennies ne doivent pas être pris pour acquis et que chaque membre des communautés lesbiennes, gaies, bisexuelles, transsexuelles et transgenre doit rester vigilant !

Car si l’on en croit le député conservateur Maurice Vellacott, « Protéger les transgenres, c’est normaliser l’immoralité et soutenir une maladie mentale ». Idem lorsqu’il s’agit de la ministre turque de la famille et de la femme, Selma Aliya Kavaf, qui disait « Je considère que l’homosexualité est un désordre biologique… une maladie qui doit être soignée. » ou encore la députée italienne Alessandra Mussolini clamer qu’« Il vaut mieux être fasciste que pédé ! ».

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C’est sans compter sur le maire de Toronto, Rob Ford, qui en plus d’avoir refusé cette année de prendre part aux festivités LGBT de sa ville, a déjà affirmé que « si tu ne te piques pas et que tu n’es pas gai, tu n’attrapes pas le sida. Ce sont les faits », ou sur la ministre polonaise à l’Égalité, Elzbieta Radziszewska, qui justifiait qu’« Une école catholique peut congédier une enseignante lesbienne ou transsexuelle », ou encore sur la candidate à la présidentielle française, Christine Boutin, qui a affirmé que « Les civilisations qui ont reconnu l’homosexualité comme normale ont connu la décadence ».

Cette campagne s’inscrit en suite aux campagnes précédentes, soit celle de 2009 qui rappelait que l’homosexualité est passible d’une peine de prison ou de la peine capitale dans plus de 80 pays et celle de 2010 qui accusait de crime contre l’humanité les chefs d’État des pays prescrivant la peine de mort pour homosexualité ou transsexualité. Cette fois-ci, l’objectif est de démontrer que les personnalités politiques souhaitant revenir en arrière sont plus nombreuses et influentes qu’il est possible de le penser.

« La Fierté LGBT est une occasion formidable pour célébrer nos différences. Toutefois, en tant qu’organisme de défense de droits, nous estimons qu’il est de notre devoir de rappeler aux gens que non seulement les personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles, transsexuelles et transgenres non aucun droit dans près de la moitié des pays sur cette planète, mais que dans des pays comme le Canada où l’égalité juridique est atteinte, nous devons rester vigilant afin que ces droits soient maintenus dans le futur », explique le Président-directeur général du CQGL, Steve Foster

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