La communauté LGBT a sa place en Abitibi-Témiscamingue


 

Coalition d'aide aux lesbiennes, gais et bisexuels de l'Abitibi-Témiscamingue

Coalition d’aide aux lesbiennes, gais et bisexuels de l’Abitibi-Témiscamingue

« Ici, j’ai ma place », c’est autour de ce thème qu’une cinquantaine de personnes ont pris part samedi, à Rouyn-Noranda, au 6e Colloque régional de la Coalition d’aide aux lesbiennes, gais, bisexuels-les. Les acteurs présents à la rencontre reconnaissent l’évolution des mentalités, mais souhaitent que les efforts de sensibilisation se poursuivent.

Les participants ont discuté des facteurs qui bloquent le respect des droits de la communauté LGBT de la région.

Bill Ryan, de la Chaire de recherche sur l’homophobie de l’UQAM, est venu parler de l’homophobie en milieu scolaire. Il salue les progrès accomplis en Abitibi-Témiscamingue, par rapport aux droits des personnes lesbiennes gaies, bisexuelles et transgenres. « Un travail énorme, depuis une dizaine d’années, à faire en sorte que ces personnes prennent leur place, trouvent leur place et ne soient pas obligées de rester invisibles ou de quitter leur région », constate-t-il.

Des acquis fragiles

Katia Plante, une transsexuelle originaire de Montréal, qui vit actuellement au Témiscamingue, remarque elle aussi le progrès. Elle pense néanmoins qu’il y a place à l’amélioration. « Je crois que chaque personne qui va s’afficher va nécessairement [provoquer] une discussion sociale[… ] de se faire voir, de se faire poser des questions, parce que c’est méconnu », croit-elle.

Selon le militant contre l’homophobie et la transphobie, Jacques Pétrin, il y a surtout une méconnaissance qi s’observe encore en milieu de travail, où l’ouverture à la diversité sexuelle et au genre reste un défi. « Ça implique nécessairement des phénomènes de violence, d’intimidation et de harcèlement », indique-t-il.

La présidente d’honneur de la Coalition d’aide LGBT de la région, Pauline Clermont, pense que les acquis demeurent fragiles. « On a besoin de gestes de gens leaders pour renforcer le message d’accueil. Je pense que de plus en plus on réussit, mais on doit demeurer vigilants », affirme-t-elle.

Elle rappelle par ailleurs les actions de plusieurs villes de la région qui, en février dernier, avaient hissé le drapeau arc-en-ciel pour dénoncer les discriminations vécues par des personnes en Russie pour leur orientation sexuelle.

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