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	<title>AlterCité</title>
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	<description>Le magazine de la diversité sexuelle</description>
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		<title>Les adolescents souhaitent plus d&#8217;échanges avec les adultes</title>
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		<pubDate>Wed, 11 Apr 2012 14:25:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Équipe AlterHéros</dc:creator>
				<category><![CDATA[Famille]]></category>
		<category><![CDATA[Internet]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[apprentissage]]></category>
		<category><![CDATA[communication]]></category>
		<category><![CDATA[intergénérationnel]]></category>
		<category><![CDATA[rapport adolescents-adutes]]></category>

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		<description><![CDATA[Les adolescents sont demandeurs d'échanges avec les adultes et plus de la moitié d'entre eux regrettent de ne pas en avoir davantage, selon une enquête française effectuée par Ipsos Santé publiée mercredi à l'occasion de la tenue du 8e Forum Adolescences à Paris.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Tweets, SMS, MSN, portable&#8230; Les adolescents adeptes d&#8217;Internet et des nouveaux médias sont bien plus sociables que certains adultes ne l&#8217;imaginent: 71% des ados considèrent qu&#8217;échanger en face-à-face est indispensable à leur vie contre 66% des adultes.</p>
<p>Contrairement à l&#8217;impression que peuvent avoir les adultes, parents et professeurs, 86% des jeunes interrogés sont contents de leur relation avec les adultes.</p>
<div id="attachment_2342" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.alterheros.com/cite/2012/04/les-adolescents-souhaitent-plus-dechanges-avec-les-adultes-2/enfants-adultes/" rel="attachment wp-att-2342"><img class="size-medium wp-image-2342" src="http://www.alterheros.com/cite/files/2012/04/ENFANTS-ADULTES-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">Photo.com</p></div>
<p>L&#8217;enquête Ipsos Santé/Fondation Pfizer réalisée pour le Forum, illustre certains incompréhensions et malentendus entre générations.</p>
<p>Elle montre que 85% des jeunes ont besoin de leurs aînés pour devenir adultes, alors que 73% des adultes sont persuadés que les adolescents peuvent se passer d&#8217;eux.</p>
<p>Pour devenir adultes, les adolescents comptent d&#8217;abord sur leur mère (pour 92%) loin devant leur père (74%). Les amis ne sont sollicités que par 58% des jeunes contrairement à ce que pensent les adultes (76%).</p>
<p>«Les adultes ont beaucoup de mal à comprendre les messages contradictoires des adolescents. Par exemple, les parents ne perçoivent pas que leurs enfants ont besoin, à la fois, d&#8217;autonomie mais aussi d&#8217;un garde-fou», selon Caroline Thompson, psychologue clinique et thérapeute familiale.</p>
<p>Les ados rencontrent physiquement deux fois plus d&#8217;amis, par jour, que les adultes (11 contre 5) ; Ils consacrent 2h30 en moyenne, par jour, à parler de visu à leurs amis soit deux fois plus que sur les réseaux sociaux (1h15 en moyenne par jour).</p>
<p>«Les jeunes sortent plus que ceux de la précédente génération et fréquentent énormément de jeunes en face-à-face. Même si les adolescents passent, en effet, beaucoup de temps devant leurs écrans, c&#8217;est une vision de l&#8217;esprit que de penser qu&#8217;ils sont complètement enfermés et coupés du monde», explique la sociologue Monique Dagnaud.</p>
<p>De plus, les ados vont bien, 75% d&#8217;entre eux disent se sentir bien dans leur peau, alors que leurs aînés pensent, à 74%, que les ados sont plus souvent mal dans leur peau.</p>
<p>(Enquête Ipsos Santé auprès de 807 adolescents de 15 à 18 ans et de 822 adultes de 25 ans et plus interrogés Online, du 12 au 19 janvier dernier)</p>
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		<title>Il était une fois le sida&#8230;</title>
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		<pubDate>Wed, 11 Apr 2012 14:16:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Équipe AlterHéros</dc:creator>
				<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[épidémiologie]]></category>
		<category><![CDATA[historique]]></category>
		<category><![CDATA[patient zéro]]></category>
		<category><![CDATA[VIH/SIDA]]></category>

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		<description><![CDATA[Selon l'infectiologue Jacques Pépin, l'année la plus probable où le premier humain aurait transmis efficacement le virus est 1921. Depuis, 67 millions d'individus ont été atteints, dont la moitié sont décédés. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le 29 mars dernier, l&#8217;infectiologue Jacques Pépin était honoré par le Centre d&#8217;études et de recherche internationales de l&#8217;Université de Montréal (CERIUM), Radio-Canada et Le Devoir, qui lui attribuaient le Prix de la personnalité internationale de l&#8217;année pour la minutieuse enquête qu&#8217;il a menée en Afrique et en Europe sur l&#8217;origine du sida. Au moment de recevoir son prix, le Dr Pépin a déploré que l&#8217;Agence canadienne de développement international (ACDI) abandonne tous ses projets bilatéraux de lutte contre le sida, alors que les États-Unis dépensent annuellement quelques milliards dans le cadre de tels accords de coopération.</p>
<p>L&#8217;histoire débute en Afrique centrale, vers 1921. Mais elle aurait pu prendre son envol beaucoup plus tôt, quelques centaines d&#8217;années auparavant, car le même incident s&#8217;est probablement reproduit plusieurs fois sans avoir toutes les conséquences que nous connaissons aujourd&#8217;hui. Un chimpanzé de l&#8217;espèce Pan troglodytes est capturé par un chasseur à l&#8217;aide de pièges installés dans la forêt tropicale. Le chasseur rapporte sa proie au village, où il la dépèce avec sa femme pour en faire griller la chair. <a href="http://www.alterheros.com/cite/2012/04/il-etait-une-fois-le-sida/sida/" rel="attachment wp-att-2339"><img class="alignright size-medium wp-image-2339" src="http://www.alterheros.com/cite/files/2012/04/sida-283x300.jpg" alt="" width="283" height="300" /></a></p>
<p>Comme plusieurs individus de son espèce l&#8217;ont été depuis quelques milliers d&#8217;années, l&#8217;animal est infecté par le virus de l&#8217;immunodéficience simienne (en anglais: SIVcpz, pour Simian Immunodeficiency Virus Chimpanzee). Tandis que la personne découpe l&#8217;animal, elle s&#8217;entaille le doigt par mégarde, ce qui permet au sang infecté du chimpanzé d&#8217;entrer en contact avec le sien.</p>
<p>«Comme près de 99 % de l&#8217;ADN de l&#8217;humain est identique à celui du chimpanzé, le SIVcpz, qui est très semblable au VIH, a trouvé chez l&#8217;humain les mêmes conditions favorables à sa réplication», explique Jacques Pépin, infectiologue au Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke, qui s&#8217;est appliqué à retrouver les origines du sida pendant plusieurs années avant de publier le fruit de son enquête dans un livre intitulé The Origin of AIDS, paru l&#8217;automne dernier (Cambridge University Press).</p>
<p>«C&#8217;est très certainement la façon par laquelle l&#8217;épidémie a pris naissance. Mais ce ne devait pas être la première fois qu&#8217;un chasseur s&#8217;infectait, contaminait sa femme et mourait comme elle du sida sans que la transmission dépasse la frontière de leur couple, voire de leur village. Pendant des centaines d&#8217;années, de tels cas qui n&#8217;ont pas eu de conséquences ultérieures ont pu apparaître. Mais la personne qui a lancé l&#8217;épidémie a vécu durant les trois premières décennies du XXe siècle.</p>
<p>«La date la plus probable à partir de laquelle le premier humain a transmis le virus de façon efficace est 1921. Et à partir de cette première personne, 67 millions d&#8217;individus ont été infectés jusqu&#8217;à maintenant, dont la moitié sont aujourd&#8217;hui décédés.»</p>
<p>De 1921 jusqu&#8217;au début des années 1950, le VIH se répand lentement grâce à l&#8217;urbanisation et aux campagnes de lutte contre les maladies tropicales lancées par les colonisateurs de l&#8217;époque. «Ces derniers ont développé des villes dans lesquelles vivaient beaucoup plus d&#8217;hommes que de femmes, une situation qui a favorisé la prostitution. [...] Les colonisateurs visitaient régulièrement les villages, dont ils traitaient tous les habitants qui étaient porteurs d&#8217;une maladie tropicale. Peu efficaces, les médicaments de l&#8217;époque étaient administrés par voie intraveineuse dans le but d&#8217;en accroître l&#8217;efficacité.</p>
<p>«Or les seringues et les aiguilles employées étaient constamment réutilisées avec peu ou pas de stérilisation d&#8217;un patient à l&#8217;autre. Au cours des années 1950, il y a probablement eu aussi beaucoup de transmissions par le biais d&#8217;injections contaminées dans une clinique de traitement des maladies transmises sexuellement de Léopoldville [capitale du Congo belge, qui est aujourd'hui devenu la République démocratique du Congo, RDC, dont la capitale est Kinshasa]», raconte Jacques Pépin, qui a épluché les archives des services de santé des anciennes colonies françaises et belges d&#8217;Afrique qui sont conservées à Marseille, à Aix-en-Provence et à Bruxelles.</p>
<p>On assiste donc à une amplification du nombre de personnes infectées par les injections contaminées jusqu&#8217;en 1960, année à partir de laquelle la transmission s&#8217;effectue surtout par voie sexuelle. À partir de 1960, le type de prostitution change, ce qui engendre des conditions beaucoup plus propices à la transmission sexuelle du virus.</p>
<p>«Avant l&#8217;indépendance de la colonie belge du Congo, la plupart des prostituées étaient ce qu&#8217;on appelait à l&#8217;époque des &#8220;femmes libres&#8221;, avec trois ou quatre partenaires réguliers qui passaient une fois par semaine. Avant la relation sexuelle, la femme préparait un bon repas à son client, faisait sa lessive et s&#8217;occupait de ses cheveux. En échange, ces hommes fournissaient à la femme un soutien financier régulier. L&#8217;indépendance, en 1960, jette le pays dans le chaos. Une grande partie des entreprises privées ferment, entraînant du coup des pertes d&#8217;emploi massives.</p>
<p>«N&#8217;ayant plus les moyens d&#8217;entretenir une femme régulièrement, les hommes achètent à peu de frais des relations sexuelles de courte durée. Les prostituées voient désormais plusieurs clients par jour, et jusqu&#8217;à 1000 par année. Ce nouveau type de prostitution rassemble de très bonnes conditions pour la transmission sexuelle du virus», fait remarquer le Dr Pépin, qui poursuit des recherches en épidémiologie à l&#8217;Université de Sherbrooke.</p>
<p>Déjà, à cette époque, le VIH compte au moins deux souches, c&#8217;est-à-dire des sous-types différents. Dès que le virus pénètre dans l&#8217;organisme d&#8217;une nouvelle personne, il entreprend sa réplication. Une quantité impressionnante de nouvelles copies du virus est produite chaque jour. Or des erreurs se glissent parfois lors de la réplication du virus, ce qui engendre des copies quelque peu différentes de l&#8217;original.</p>
<p>Au cours des années, l&#8217;accumulation des erreurs de réplication aboutit finalement à l&#8217;apparition d&#8217;un nouveau sous-type de virus, dont la transmission est efficace. Le sous-type C, par exemple, semble se transmettre d&#8217;une personne à l&#8217;autre plus facilement que les autres sous-types du virus. «La quantité de virus dans le sang et dans les sécrétions génitales est plus élevée chez les personnes infectées par le sous-type C. C&#8217;est probablement la raison pour laquelle la moitié des personnes qui sont infectées dans le monde sont porteuses du sous-type C», souligne le Dr Pépin.</p>
<p>À partir de Léopoldville, le sous-type C se répand donc vers le Sud, envahissant d&#8217;abord Elisabethville (aujourd&#8217;hui Lubumbashi, en RDC), puis la Zambie voisine, avant de rejoindre le Malawi, le Zimbabwe et finalement l&#8217;Afrique du Sud. De l&#8217;Afrique du Sud, le virus est exporté en Inde par le biais de la grande communauté d&#8217;origine indienne qui habite le pays et qui, à l&#8217;occasion de voyages dans la mère patrie, a introduit le virus sur le continent asiatique. De l&#8217;Inde, le virus du sous-type C se propage ensuite dans d&#8217;autres pays d&#8217;Asie.</p>
<p>Le sous-type B, qui est aujourd&#8217;hui responsable de 12 à 15 % des infections, s&#8217;est quant à lui disséminé le long du fleuve Congo vers le Nord, jusqu&#8217;à Stanleyville (aujourd&#8217;hui Kisangani, en RDC), puis vers l&#8217;Ouganda. La guerre civile qui ravage le Congo au lendemain de l&#8217;indépendance pousse les enseignants, les médecins, les agronomes et autres fonctionnaires belges à fuir le pays, qui se retrouve devant une pénurie de personnel qualifié.</p>
<p>«Les Nations unies et le gouvernement du Congo ont alors recours à des coopérants, dont la grande majorité sont des Haïtiens. Près de 4500 Haïtiens vont travailler au Congo pendant quelques années et, parmi eux, il y en a un qui contracte le virus du sous-type B et l&#8217;introduit en Haïti vers 1967», relate le chercheur.</p>
<p>Le virus se dissémine en Haïti à la faveur d&#8217;une compagnie privée à but lucratif faisant le commerce du sang. Quelques années plus tard, il pénètre aux États-Unis par le biais du tourisme sexuel. «Dans les années 1970, Haïti était une destination très prisée des homosexuels américains, dont un certain nombre ont contracté le virus et l&#8217;ont ensuite introduit aux États-Unis, où il s&#8217;est ensuite transmis dans la communauté homosexuelle. Et comme la période d&#8217;incubation entre le moment de l&#8217;infection et l&#8217;apparition de la maladie est d&#8217;environ dix ans, ce n&#8217;est qu&#8217;en juin 1981 qu&#8217;on s&#8217;est rendu compte qu&#8217;une nouvelle maladie avait fait son apparition en Californie», rapporte le Dr Pépin, avant d&#8217;ajouter que des États-Unis, le virus a ensuite rejoint le Canada, bien sûr, puis l&#8217;Europe de l&#8217;Ouest.</p>
<p>Le premier article scientifique publié en juin 1981 fait part de cinq cas de pneumonie causée par un microbe appelé Pneumocystis, qui ne s&#8217;attaque habituellement qu&#8217;aux individus dont le système immunitaire est extrêmement affaibli, comme les personnes recevant des immunosuppresseurs parce qu&#8217;elles ont subi une greffe d&#8217;organe.</p>
<p>«Cette pneumonie ne pouvait être expliquée chez ces cinq patients homosexuels par les facteurs habituels, ce qui a conduit les chercheurs à reconnaître l&#8217;existence d&#8217;une nouvelle maladie, le sida. Des études rétrospectives ont ensuite révélé que la maladie sévissait probablement aux États-Unis depuis 1978», avance le Dr Pépin.</p>
<p>La boucle est bouclée lorsque Luc Montagnier et Françoise Barré-Sinoussi, de l&#8217;Institut Pasteur, découvrent en 1983 que le VIH est le vecteur responsable du sida. Et lorsqu&#8217;en 1999 l&#8217;équipe de Béatrice Hahn, de l&#8217;Université de l&#8217;Alabama, démontre que l&#8217;espèce de chimpanzé Pan troglodytes de l&#8217;Afrique centrale est à l&#8217;origine de l&#8217;épidémie de sida.</p>
<p>***</p>
<p>Le patient zéro</p>
<p>Au début de l&#8217;épidémie de sida, on avait prétendu avoir identifié le patient zéro, c&#8217;est-à-dire la première personne infectée qui aurait été à l&#8217;origine de la transmission de la maladie, en la personne du Québécois Gaëtan Dugas, un agent de bord pour Air Canada. Homosexuel au physique attirant, cet individu était très actif sexuellement. On estime qu&#8217;il avait près de 250 partenaires par année.</p>
<p>C&#8217;est une étude menée par les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) visant à établir des liens entre les 248 premiers cas apparus aux États-Unis qui a identifié Gaëtan Dugas comme le probable «patient zéro». Selon cette étude, Gaëtan Dugas, qui est décédé du sida en 1984 à l&#8217;âge de 31 ans, aurait contaminé directement ou par personnes interposées au moins 40 des 248 Américains diagnostiqués avant avril 1982.</p>
<p>«Il a indéniablement joué un rôle dans la dissémination du virus au sein de la communauté sexuelle des États-Unis en raison de son travail d&#8217;agent de bord qui l&#8217;a amené à voyager dans de nombreuses villes. Mais ce n&#8217;est pas le patient zéro, car cela faisait déjà 60 ans que le virus se transmettait en Afrique, puis en Haïti, avant que cet individu entre en jeu», tranche le Dr Jacques Pépin, infectiologue au CHU de Sherbrooke.</p>
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		<title>Quand Jésus cautionnait le mariage gay</title>
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		<pubDate>Sun, 18 Mar 2012 18:07:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julie-Maude Beauchesne</dc:creator>
				<category><![CDATA[Religions]]></category>
		<category><![CDATA[Sexualité]]></category>
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		<category><![CDATA[discrimination]]></category>
		<category><![CDATA[histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Mariage homosexuel]]></category>
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		<description><![CDATA[Les opposants au mariage homosexuel se targuent souvent d’être les gardiens d’une tradition millénaire, qu’est celle du mariage uniquement hétérosexuel –et qu’il ne faudrait pas déranger au risque de chambouler les bases et valeurs de nos société. Oups, erreur. Il se trouve que la religion chrétienne, en certaines périodes de l’histoire, a elle-même accepté le mariage gay.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les opposants au mariage homosexuel se targuent souvent d’être les gardiens d’une tradition millénaire, qu’est celle du mariage uniquement hétérosexuel –et qu’il ne faudrait pas déranger au risque de chambouler les bases et valeurs de nos société. Oups, erreur. Il se trouve que la religion chrétienne, en certaines périodes de l’histoire, a elle-même accepté le mariage gay. Le site Care2.com l’explique:</p>
<p>«Dans le célèbre monastère Sainte-Catherine, sur le Mont Sinaï, il y a une icône. On y voit deux saints chrétiens, habillés en vêtements de cérémonie, en train d’être unis. Leur “pronubus” (autrement dit témoin de mariage) n’est rien de moins que Jésus-Christ. L’heureux couple est formé de martyrs chrétiens du IVe siècle, Saint-Serge et Saint-Bacchus –deux hommes donc.»</p>
<div id="attachment_2329" class="wp-caption alignright" style="width: 210px"><a href="http://www.alterheros.com/cite/2012/03/quand-jesus-cautionnait-le-mariage-gay/rtrbz3x_0/" rel="attachment wp-att-2329"><img class="size-full wp-image-2329" src="http://www.alterheros.com/cite/files/2012/03/rtrbz3x_0.jpg" alt="" width="200" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">REUTERS/Max Rossi</p></div>
<p>Le site Care2.com revient sur l&#8217;histoire du mariage gay, bien antérieur aux revendications actuelles. Le théologien chrétien orthodoxe Sévère d&#8217;Antioche expliquait ainsi au VIe siècle qu’«il ne faut pas séparer dans le discours [Serge et Bacchus] ceux qui ont été joints dans la vie». Dans un récit de leur vie, au Xe siècle, Saint-Serge est décrit comme le «gentil compagnon et amant» de Saint-Bachus.</p>
<p>John Richard Boswell, historien de la prestigieuse université Yale, aux Etats-Unis, a découvert ce pan de la culture chrétienne dans l’Europe pré-moderne et écrit dessus il y a près d’une vingtaine d’année. Il décrit notamment dans son livre Le mariage de même sexe dans l’Europe pré-moderne, les différentes organisations dédiées au mariage homosexuel, l’existence d’un ordre fait pour unir les hommes, la bénédiction des prêtes lors de ces unions…</p>
<p>Dans ses travaux, le chercheur en histoire sociale et religion Allan Tulchin, de l’université de Shippensburg en Pennsylvanie, aboutit aux mêmes conclusions: l’idée du mariage homosexuel n’est pas une idée nouvelle, et fut traitée avec bien plus de tolérance par le passé.</p>
<p>«Les structures familiales occidentales ont été bien plus diverses qu’on ne le réalise aujourd’hui», écrivait Tulchin en septembre 2007, dans le Journal of Modern History. En France, Tulchin a ainsi trouvé des contrats datant du Moyen-Age, qui unissaient deux hommes, avec le terme «affrèrement». Les «frères» ainsi unis prêtaient serment de vivre ensemble et de partager «un pain, un vin, et une bourse». Ce contrat devait être passé devant un notaire et un témoin, à l’instar des mariages. Une sorte de Pacs médieval. Allan Tulchin estime avoir trouvé «des preuves massives selon lesquelles les “affrèrés” utilisaient ces “affrèrements” pour formaliser des relations amoureuses homosexuelles».</p>
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		<title>Le VIH/sida progresse chez les jeunes adultes</title>
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		<pubDate>Tue, 28 Feb 2012 22:23:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Équipe AlterHéros</dc:creator>
				<category><![CDATA[Éducation]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Sexualité]]></category>
		<category><![CDATA[condom]]></category>
		<category><![CDATA[jeunesse]]></category>
		<category><![CDATA[prévention]]></category>
		<category><![CDATA[sida]]></category>
		<category><![CDATA[VIH]]></category>

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		<description><![CDATA[Le docteur Réjean Thomas est inquiet de constater que de plus en plus de jeunes adultes contractent le VIH/sida, ce qui contribue notamment à faire diminuer la moyenne d'âge des personnes infectées.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les plus récentes données compilées par la clinique montréalaise l&#8217;Actuel, spécialisée dans les traitements du sida et des infections transmises sexuellement (ITS), indiquent que 34% des nouveaux séropositifs n&#8217;étaient pas dans la trentaine en 2011, comparativement à 20% l&#8217;année précédente.</p>
<p>C&#8217;est toutefois chez les moins de 25 ans que la tendance est plus alarmante, alors que cette tranche d&#8217;âge représentait 18% des nouveaux cas de sida, une progression de 10% par rapport à 2010.</p>
<p>En entrevue à La Presse Canadienne, le président de l&#8217;établissement a dit craindre que cette tendance ne dresse un portrait de la situation du VIH/sida au Québec, puisque selon lui, 70 à 80% des cas se trouvent à Montréal.<a href="http://www.alterheros.com/cite/2012/02/le-vihsida-progresse-chez-les-jeunes-adultes/vih-sida-3386/" rel="attachment wp-att-2321"><img class="alignright size-medium wp-image-2321" src="http://www.alterheros.com/cite/files/2012/02/vih-sida-3386-300x250.jpg" alt="" width="300" height="250" /></a></p>
<p>Alors que l&#8217;âge moyen des séropositifs était d&#8217;environ 38 ans au début des années 2000, le Dr Thomas estime qu&#8217;il est maintenant de 35 ans, notamment en raison de la diminution des pratiques sexuelles sécuritaires chez les plus jeunes.</p>
<p>«C&#8217;est la première fois qu&#8217;on constate une baisse aussi significative de l&#8217;âge moyen des séropositifs, souligne-t-il. Pour que la moyenne chute de trois ans, c&#8217;est parce qu&#8217;une tendance lourde se dégage.»</p>
<p>Le Dr Thomas déplore ce changement de perception concernant les comportements sexuels, notamment parce que le VIH/sida représente une infection grave qui est possible de prévenir, comparativement au cancer.</p>
<p>«Pour les plus jeunes, le VIH, c&#8217;est une maladie de vieux, observe-t-il. Ils (les jeunes) n&#8217;ont pas été élevés alors que le dossier était médiatisé.»</p>
<p>En plus d&#8217;un budget de prévention déficient au Québec, le président de la clinique l&#8217;Actuel estime que le VIH est de plus en plus perçu comme une «maladie» chronique, traitable, même si l&#8217;infection est impossible à guérir, rappelle-t-il.</p>
<p>«Tous âges confondus, c&#8217;est environ de 150 à 200 patients qui commencent annuellement une nouvelle trithérapie chez nous, souligne le Dr Thomas. On traite ces personnes, mais il s&#8217;agit tout de même de destins brisés.»</p>
<p>Estimant que les budgets consacrés à la prévention du VIH/sida n&#8217;ont pas beaucoup augmenté au cours des 20 dernières années, le Dr Thomas rappelle que sa clinique prescrit annuellement en moyenne 45 millions $ en soins et médicaments reliés à la trithérapie.</p>
<p>«Il y a des limites à ne pas comprendre que ça vaut la peine de faire de la prévention, déplore-t-il. Ça fait l&#8217;affaire de l&#8217;industrie pharmaceutique, mais s&#8217;occuper du problème pour prévenir les cas d&#8217;infection aiderait à réduire le montant consacré aux prescriptions»</p>
<p>Il aimerait ainsi que les campagnes de prévention contre le VIH/sida et les ITS soient aussi imposantes que celles contre le tabagisme ou l&#8217;alcool au volant, par exemple.</p>
<p>«Combien le Québec a dépensé pour la campagne contre la grippe H1N1», rappelle le Dr Thomas. «Le VIH/sida, il ne s&#8217;agit pas seulement d&#8217;en parler lors de la journée mondiale, mais fréquemment.»</p>
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		<title>Conférence sur la Trans-parentalité</title>
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		<pubDate>Thu, 09 Feb 2012 17:50:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Équipe AlterHéros</dc:creator>
				<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[communauté]]></category>
		<category><![CDATA[conférence]]></category>
		<category><![CDATA[événement]]></category>
		<category><![CDATA[trans-parentalité]]></category>

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		<description><![CDATA[Une Conférence sur la Trans-parentalité, en anglais et en français, se donnera le 13 mars à l'UQAM, à 19h.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Conférence trans-parentalité/ Trans-parenting conference</strong></p>
<p>Quoi : Une conférence en anglais et en francais sur la trans-parentalité<br />
Quand : Mardi le 13 mars à 19h<br />
Où : UQAM, Pavillon Athanase-David (1430 rue Saint-Denis), Salle D-R200<br />
Autre : Réservations à l’avance sont nécessaire (info@familleshomoparentales.org)</p>
<p><strong>Les conférenciers-ières:</strong></p>
<p><strong>Marie-Eve Baron</strong> siège au conseil d&#8217;administration de Fierté Montréal depuis maintenant un an. Elle croit particulièrement en la participation des femmes et des personnes trans-identifiées aux activités de Fierté Montréal mais aussi aux activités de toute la communauté LGBT. Elle a siégé pendant plus de 2 ans au conseil d&#8217;administration de l&#8217;ATQ (l&#8217;association des transsexuels du Québec). Elle est non seulement impliquée dans son milieu, mais elle occupe également un poste d&#8217;ingénieure au sein de Vidéotron et poursuit ses études de maîtrise à l&#8217;université de Sherbrooke. Marie-Ève s’investit non-seulement pour la communauté mais aussi pour ses deux filles de 5 et 6 ans, sans oublier Claire, l&#8217;amour de sa vie, avec laquelle elle désir agrandir la famille de nouveau.</p>
<p><strong>J Wallace</strong> is an educator, activist, and writer based in Ontario. His work focuses on lesbian, gay, bisexual, transgendered, transsexual,2-spirited, intersexed, queer and questioning (LGBTT2IQQ) individuals, their communities and related issues – with a particular focus on children and youth. j developed and facilitated the Trans-Masculine People Considering Pregnancy course at the LGBTQ Parenting Network in Toronto and co-developed and facilitates their Queer and Trans Family Plannings Course. Currenly j works full-time for the Halton District School Board addressing equity issues around sexual orientation and gender identity. j&#8217;s family includes a 16 year old who refers to him as her &#8220;other parent”, an almost two year old who calls him &#8220;Abba,&#8221; and his partner. j will speak about parenting options for trans people.</p>
<p><strong>Tynan Jarret</strong> is McGill’s LGBTTQ Advisor and a transgender dad. At McGill, he is responsible for providing training and information to different units and departments that want to ensure they are acting in a non-discriminatory manner. At home, he has half-time custody of his wonderful eight year old daughter. He will speak about his personal experiences trying to raise a safe, proud and liberated child, a child who is grounded in a queer and trans community but who lives day-to-day in the straight, cis world.</p>
<p><strong>Françoise Susset</strong> est une psychologue clinicienne qui travaille à Montréal. Elle termine présentement son doctorat en psychologie à l&#8217;Université de Sherbrooke. Françoise est une figure connue des communautés trans au Québec. Elle préside actuellement le comité d&#8217;administration du Canadian Professional Association for Transgender Health. Elle discutera des recherches abordant le bien-être des enfants issus de familles qui incluent au moins un parent trans.</p>
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		<title>Personnes transsexuelles en prison, la double peine  !</title>
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		<pubDate>Wed, 08 Feb 2012 18:56:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Équipe AlterHéros</dc:creator>
				<category><![CDATA[Droits et Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Sexualité]]></category>
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		<category><![CDATA[gouvernement]]></category>
		<category><![CDATA[milieu carcéral]]></category>
		<category><![CDATA[réglementation déficitaire]]></category>
		<category><![CDATA[santé]]></category>

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		<description><![CDATA[Février 2010 - La première prison réservée aux personnes transsexuelles a ouvert ses portes en mars 2010 en Italie. Victimes de violences, placées dans des établissements inadaptés, privées de traitements hormonaux… La situation des trans en milieu carcéral n'est pas meilleure en France. Enquête. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>On apprenait mardi sur le blog d’Eve Mongin, avocate française installée en Italie, l’ouverture d’une prison un peu particulière. L’établissement pénitentiaire de Pozzale, en Toscane, sera désormais réservé aux transsexuels ou transgenres, une centaine incarcérés dans le pays.<br />
En France, impossible de connaître leur nombre exact. « Une infime minorité de la population carcérale, mais les prisons de Fleury-Mérogis, Caen ou Marseille, en accueillent quelques-uns en permanence », explique François Bès, de l’Observatoire international des prisons (OIP).</p>
<div id="attachment_2310" class="wp-caption alignright" style="width: 251px"><a href="http://www.alterheros.com/cite/2012/02/personnes-transsexuelles-en-prison-la-double-peine/arton864/" rel="attachment wp-att-2310"><img class="size-medium wp-image-2310" src="http://www.alterheros.com/cite/files/2012/02/arton864-241x300.jpg" alt="" width="241" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Infokiosques.net</p></div>
<p>« On ne sait pas combien ils sont, car leur spécificité reste un tabou. Ils sont placés dans les prisons pour hommes ou pour femmes, en fonction de leur état civil, point-barre », se désole t-il.</p>
<p><strong>Moqueries, humiliations, violences</strong></p>
<p>Cette affectation automatique pose problème pour les personnes « en transition », qui n’ont pas encore obtenu –voire demandé- le changement d’état civil. Ainsi, des trans avec une apparence de femme, qu’ils aient ou non changé de sexe, se retrouvent dans des prisons d’hommes. Avec, à la clé, une intégration presque impossible, entre moqueries, humiliations et violences.</p>
<p>« La prison exacerbe toutes les formes de rejets : trans-phobie, homophobie ou racisme, de la part des détenus et des surveillants », regrette François Bès.</p>
<p>Les « solutions » sont laissées à la libre appréciation du directeur de la prison, au cas par cas. « La loi est muette sur le statut des transsexuels en général, alors en prison, c’est de la négociation, du pragmatisme, pas du droit !, explique l’avocat Emmanuel Pierrat. L’administration pénitentiaire se trouve vite démunie.»<br />
Les mesures prises pour protéger les trans sont « loin d’être idéales », prévient donc François Bès. « Ils sont placés en cellule individuelles, dans des quartiers d’isolement normalement réservés aux délinquants « dangereux », n’ont pas accès à la plupart des activités et se promènent à des heures différentes, dans une petite cour grillagée », détaille t-il.</p>
<p>Pourtant, la situation s’est améliorée. En 1999, trois matons sont condamnés par le tribunal correctionnel d’Evry pour viols répétés sur des transsexuels à la prison de Fleury-Mérogis. Depuis, l’administration pénitentiaire leur porte une attention plus soutenue.</p>
<p>Dans cette même prison, les trans ont été regroupés dans un quartier dédié. Un membre du PASTT (association d’aide aux transsexuels) leur rend visite une fois par semaine. Une « cantine » (sorte d’épicerie carcérale) spéciale transsexuels a vu le jour. Le personnel pénitentiaire semble mieux informé et l’accès aux traitements hormonaux y est plus facile qu’ailleurs.</p>
<p><strong>Refus de prescrire des traitements hormonaux</strong><br />
L’accès aux soins, « récrimination principale des détenus transsexuels dans leurs courriers », est loin d’être garanti partout, confirme Xavier Dupont, secrétaire général du Contrôleur des prisons.</p>
<p>« Certains médecins, pour des questions de moralité ou parce qu’ils ignorent tout de la question, refusent de prescrire ces traitements hormonaux », explique Laura Persell, de la commission prison d’Act Up.</p>
<p>Le cas de Chloé, qui purge parmi les hommes une longue peine de détention, mobilise les associations. Incarcérée dans un premier temps à Caen, cette transsexuelle dénonce dans une lettre discriminations, viols réguliers et déni des médecins, qui ont stoppé son traitement hormonal.</p>
<p>« Voir des attributs masculins réapparaître alors qu’on se sent femme, c’est très dur psychologiquement », note François Bès.</p>
<p>Chloé a commencée à se mutiler, allant jusqu’à tenter de « s’opérer elle-même ». Transférée à l’hôpital pénitentiaire de Fresnes, elle continue à réclamer l’opération. « La demande est en cours, mais cela devrait prendre encore au moins 6 mois », selon François Bès.<br />
Chloé a également demandé un changement d’état civil, « une procédure longue », explique Emmanuel Pierrat. « Alors que leur apparence change, les transsexuels restent pendant presque trois ans officiellement des hommes », détaille l’avocat.</p>
<p><strong>En Italie, une solution « tentante mais discriminatoire »</strong><br />
« Dans un monde idéal, les personnes incarcérées devraient pouvoir choisir elles-mêmes comment se définir, mais vu l’état des prisons en France, et des droits de l’homme en prison, ça n’est pas prêt d’arriver », regrette Emmanuel Pierrat.<br />
L’Italie a-t-elle choisie la bonne alternative en isolant les transsexuels ? La prison leur offre un refuge et garantit la poursuite de leur traitement hormonal.<br />
« Ranger les détenus par catégorie, trans avec trans, toxico avec toxico ou fou avec fou, c’est une solution tentante », reconnait François Bès. Pour autant, il n’adhère pas à l’initiative italienne, « discriminatoire, à l’encontre de l’objectif final de réinsertion ».</p>
<p>Alors que la cour suprême de Londres a autorisé pour la première fois en septembre 2009 un détenu transsexuel non opéré à intégrer une prison pour femmes, impossible de connaître l’état actuel de la jurisprudence française, ou les éventuels projets. Contacté par nos soins, le ministère de la Justice n’a pas donné suite.</p>
<p><em>Cet article est la version longue d&#8217;un article paru dans le magazine &#8220;Les Inrocks&#8221; du 10 février 2010.</em></p>
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		<title>Les personnes transsexuelles et transgenres ne pourraient plus prendre l&#8217;avion&#8230;</title>
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		<pubDate>Fri, 03 Feb 2012 22:15:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Équipe AlterHéros</dc:creator>
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		<category><![CDATA[gouvernement]]></category>

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		<description><![CDATA[(Ottawa) Des groupes militants accusent le gouvernement Harper d'avoir adopté de nouvelles règles qui pourraient empêcher les transsexuels et transgenres de prendre l'avion.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La disposition en litige, qui touche le contrôle d&#8217;identité dans les aéroports, est entrée en vigueur le 29 juillet dernier. Elle «interdit au transporteur aérien de transporter un passager [qui] ne semble pas être du sexe indiqué sur la pièce d&#8217;identité qu&#8217;il présente».</p>
<p>Ottawa soutient que les transsexuels et transgenres pourront toujours voyager s&#8217;ils sont munis d&#8217;un certificat médical.</p>
<p><strong>Lettres au ministre</strong></p>
<p>Depuis quelques jours, les protestations contre ces changements ont déferlé dans les réseaux sociaux. Au moment de mettre sous presse, une pétition pour «dire à Harper de permettre aux personnes trans de voyager en avion» avait amassé plus de 5000 signatures.</p>
<div id="attachment_2305" class="wp-caption alignright" style="width: 396px"><a href="http://www.alterheros.com/cite/2012/02/les-personnes-transsexuelles-et-transgenres-ne-pourraient-plus-prendre-lavion/465868-disposition-litige-touche-controle-identite-2/" rel="attachment wp-att-2305"><img class="size-medium wp-image-2305" src="http://www.alterheros.com/cite/files/2012/02/465868-disposition-litige-touche-controle-identite1-300x200.jpg" alt="" width="386" height="256" /></a><p class="wp-caption-text">Robert Skinner, Archives La Presse</p></div>
<p>Lundi, le Conseil québécois des gais et lesbiennes (CQGL) a écrit au ministre fédéral des Transports, Denis Lebel, pour l&#8217;exhorter à modifier ce règlement «discriminatoire».</p>
<p>La règle «contrevient aux droits d&#8217;un nombre important de citoyens transsexuels et transgenres de voyager librement au Canada, tel que stipulé à l&#8217;article 6 de la Charte canadienne des droits et libertés portant sur la liberté de circulation», soutient l&#8217;organisme.</p>
<p>Le NPD a aussi envoyé une lettre au ministre Lebel hier, pour lui demander de clarifier sa position.</p>
<p>Le problème, a expliqué Julie-Maude Beauchesne, porte-parole du CQGL, tient au fait que bon nombre personnes transsexuelles ou transgenres n&#8217;ont pas obtenu de changement de sexe officiel des autorités provinciales.</p>
<p>En effet, seules les personnes qui ont subi un changement chirurgical peuvent légalement demander une modification à leur état civil. Or, plusieurs sont en attente d&#8217;une opération ou préfèrent ne pas s&#8217;engager dans cette voie.</p>
<p>Résultat: la possibilité que le sexe indiqué sur les pièces d&#8217;identité d&#8217;un voyageur ne concorde pas avec son apparence est bien réelle.</p>
<p><strong>Certificat médical</strong></p>
<p>Au bureau du ministre Lebel, on maintient qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;abord et avant tout d&#8217;une question de sécurité et on se défend de faire de la discrimination.</p>
<p>Un porte-parole, Pierre Florea, a souligné que les nouvelles dispositions prévoient qu&#8217;une personne dont «l&#8217;apparence a changé pour des raisons médicales» et qui «ne ressemble pas à la photo» sur sa pièce d&#8217;identité peut présenter «au transporteur aérien un document qui est signé par un professionnel de la santé».</p>
<p>Mais s&#8217;il est vrai que, au Canada, les «troubles de l&#8217;identité de genre» sont considérés comme un trouble mental, il est faux de prétendre que toutes les personnes transsexuelles ou transgenres ont un billet du médecin, précise Julie-Maude Beauchesne. C&#8217;est particulièrement vrai pour ceux qui n&#8217;ont pas subi d&#8217;opération.</p>
<p>La porte-parole du CQGL estime que, dans les circonstances, le problème n&#8217;est pas tant que l&#8217;apparence d&#8217;un voyageur «a changé pour des raisons médicales» et qu&#8217;il «ne ressemble pas à la photo» de sa pièce d&#8217;identité que le fait qu&#8217;il «ne semble pas être du sexe indiqué sur la pièce d&#8217;identité qu&#8217;il présente».</p>
<p><strong>Aucun cas</strong></p>
<p>Le porte-parole du ministre a insisté pour dire que, à sa connaissance, aucun voyageur ne s&#8217;est vu refuser l&#8217;accès à un avion pour cette raison.</p>
<p>Du côté des associations ou des personnes que La Presse a jointes, nul n&#8217;a pu citer de tel cas. Même chose du côté des transporteurs aériens. Air Canada et WestJet estiment toutefois qu&#8217;ils ne peuvent que respecter le règlement fédéral.</p>
<p>La situation pourrait poser problème pour les personnes qui ont entamé le processus de l&#8217;opération, notamment: la clinique de l&#8217;un des experts canadiens en la matière, le Dr Pierre Brassard, se trouve à Montréal. Sur l&#8217;internet, certains craignent que les nouvelles règles nuisent directement aux patients du plasticien québécois.</p>
<p>Combien de transgenres?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le nombre de personnes transgenre est difficile à évaluer. Le Conseil québécois des gais et lesbiennes estime qu&#8217;il y en a environ 5000 au Québec et 25 000 au Canada, soit une personne sur 1500. Une experte de la question, Line Chamberland, de l</p>
<p>&#8216;UQAM, hésite cependant à avancer un chiffre, en raison du manque de données précises de recensement.</p>
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		<title>Le sexisme et le racisme ont les mêmes processus mentaux</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Jan 2012 20:15:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Équipe AlterHéros</dc:creator>
				<category><![CDATA[Études]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[discrimination]]></category>
		<category><![CDATA[étude]]></category>
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		<category><![CDATA[personnalité]]></category>
		<category><![CDATA[racisme]]></category>
		<category><![CDATA[sexisme]]></category>

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		<description><![CDATA[Les attitudes portant sur les préjugés reposent sur des suppositions généralisées à propos de certains groupes sociaux, et pourraient bien être un trait de personnalité. Des chercheurs de l’Université du Pays Basque ont confirmé un lien entre les deux types de comportements discriminatoires : le sexisme et le racisme. Ils conseillent aussi de favoriser l’éducation visant à encourager l’égalité.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Maite Garaigordobil, professeur de psychologie à l’Université, est co-auteur de cette étude qui explore le lien que le sexisme a avec le racisme et d’autres variables. Elle explique que &#8220;les individus qui sont fortement sexistes, qu’ils soient hostiles (voyant les femmes comme le sexe inférieur) ou bienveillants (croyant que les femmes sont le sexe faible et qu’elles ont besoin d’être protégées), ont aussi des tendances racistes.&#8221;</p>
<p>Les résultats de l’étude [1] montrent que les deux processus sont intimement reliés, et qu’ils sont susceptibles de reposer sur des croyances plus générales sur les relations entre différents groupes sociaux. Garaigordobil déclare que &#8220;les résultats suggèrent même que de telles attitudes préjudiciables pourraient constituer un trait de personnalité.&#8221;<a href="http://www.alterheros.com/cite/2012/01/le-sexisme-et-le-racisme-ont-les-memes-processus-mentaux/arton419/" rel="attachment wp-att-2299"><img class="alignright size-full wp-image-2299" src="http://www.alterheros.com/cite/files/2012/01/arton419.jpg" alt="" width="200" height="122" /></a></p>
<p>&#8220;Le sexisme est associé à l’autoritarisme et à un penchant pour la domination sociale&#8221; expliquent les auteurs. &#8220;En d’autres termes, les gens sexistes acceptent les hiérarchies et l’inégalité sociale, ils croient que différents groupes sociaux ont le statut qu’ils méritent, et ils ont le sentiment que la classe sociale à laquelle ils appartiennent est la meilleure.&#8221;</p>
<p>Pendant l’étude, il a été confirmé que le sexisme est associé à une faible sensibilité interculturelle. Les gens sexistes montrent des niveaux assez bas d’implication quand il s’agit d’interagir avec des immigrés. Ils présentent également de faibles niveaux de respect pour les différences, de confiance envers les immigrés et de désir d’interagir avec eux.</p>
<p><strong>Un besoin de politiques d’éducation</strong></p>
<p>Un échantillon de population de 802 participants du Pays basque âgés entre 18 et 65 ans a été utilisé pour réaliser l’étude. Son objectif principal était de déterminer les relations entre le sexisme et l’image de soi, le racisme et la sensibilité interculturelle. Ainsi, les chercheurs ont proposé différents tests, dont les résultats ont été interprétés plus tard en utilisant une méthodologie corrélationnelle.<br />
Les auteurs ont mis en lumière l’importance et le besoin d’éducation psychologique pendant l’enfance et l’adolescence, comme moyen d’encourager l’égalité pour les deux sexes, et le respect des autres. Garaigordobil exlique que &#8220;l’une des variables qui annonce le sexisme est le préjugé. Cela implique que des interventions psychologiques visant à réduire le préjugé en général aideront à réduire le sexisme.&#8221;</p>
<p>Elle ajoute que &#8220;le sexisme est l’une des principales croyances qui perpétue l’inégalité entre les sexes, et que si nous gardons à l’esprit cette connexion proche entre le sexisme et les violences domestiques, le fait d’encourager l’égalité et de réduire les préjugés aura un effet positif sur la prévention de la violence en général.&#8221;</p>
<p><strong>Une faible estime de soi n’est pas associée au sexisme</strong></p>
<p>L’étude indique qu’il n’y a pratiquement pas de relations entre une faible estime de soi et le sexisme, ce qui va à l’encontre des hypothèses initiales des auteurs. &#8220;Etant donné le rôle important que l’estime de soi joue dans les relations interpersonnelles, nous espérions trouver une corrélation négative, ou plutôt que plus l’image de soi était faible et plus le niveau de sexisme était important.</p>
<p>Il a été confirmé, dans des études précédentes, qu’une faible estime de soi pouvait conduire à des relations interpersonnelles négatives telles que de la domination ou de l’agressivité. Cependant, malgré cela, les chercheurs insistent : &#8220;ces données nouvelles indiquent qu’il n’y a presque pas de relation entre ces deux variables et que quand il y en a, on ne les trouve que chez les hommes et qu’elles ne sont pas très fortes.&#8221;</p>
<p>Cependant, le sexisme a effectivement une influence sur la façon dont les individus se perçoivent eux-mêmes. &#8220;Les hommes avec des niveaux élevés de sexisme hostile se décrivent eux-mêmes en utilisant des adjectifs associés à la masculinité, comme physiquement fort, brave, sûrs d’eux-mêmes, déterminés, admirable, etc.&#8221; dit-elle. &#8220;Les femmes qui affichent un sexisme hostile se décrivent en utilisant des caractéristiques qui vont à l’encontre de la féminité, comme n’étant pas très coopérative, par très tolérante, pas très passionnée ni trop sensible ou sentimentale.&#8221;</p>
<p>En outre, les hommes qui ont des scores élevés de sexisme bienveillant se décrivent eux-mêmes en utilisant des adjectifs associés à la féminité (chaleureux, amical, gentil, etc.). C’était aussi le cas pour les femmes qui affichaient un sexisme bienveillant.</p>
<p>Au regard du sexisme et de ces liens avec la perception de soi, nous devons garder à l’esprit que cela n’affecte pas les hommes et les femmes de la même façon. Garaigordobil déclare que &#8220;tandis que le sexisme permet aux hommes de continuer à vivre dans une position de supériorité, il empêche les femmes de développer pleinement leur potentiel.&#8221; Cela signifie que les relations entre ces deux concepts sont différentes pour les deux sexes.</p>
<p>[1] Maite Garaigordobil, Jone Aliri. Sexismo hostil y benevolente : relaciones con el autoconcepto, el racismo y la sensibilidad intercultural. Revista de Psicodidáctica, 16(2) : 331-350, 2011.</p>
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		<title>CSL &#8211; Informations sur nos activités à venir</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Jan 2012 15:55:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Équipe AlterHéros</dc:creator>
				<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[activités sociales]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[CSL]]></category>
		<category><![CDATA[divertissement]]></category>
		<category><![CDATA[lesbiennes]]></category>
		<category><![CDATA[vie associative]]></category>

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		<description><![CDATA[Les activités du CSL recommencent ce mercredi 18 janvier 2012 à 19h !]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les activités du CSL recommencent ce mercredi 18 janvier à 19 h.</p>
<p>Le sujet de notre première rencontre de l&#8217;année 2012 est la richesse, pré requis à l’acceptation? Est-il plus facile de se présenter comme lesbienne lorsque nous sommes dans un milieu plus favorisé? (Blanche, aisée, cultivée) Venez en débattre!</p>
<p>Pour la semaine prochaine, nous devons faire le choix du film pour notre soirée cinéma. Donc, je vous envoie cette semaine les 3 choix possibles. S’il vous plait, pour celles qui veulent participer à cette activité, donnez-moi votre avis. Selon les réponses, je vais vous annoncer lundi prochain le film que nous visionnerons le jeudi 26 janvier ! Si vous avez des questions, vous pouvez toujours me contacter.</p>
<p>Donc, voici les 3 choix et des liens vers leur bande-annonce :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>1) &#8220;Agir en silence&#8221; : l’histoire de Margarethe Cammermeyer (Serving in silence)</strong></p>
<p>Film américain de 1994.</p>
<p>Histoire vraie fondée sur la vie de la colonelle américaine Cammermeyer qui doit lutter pour ses droits lorsqu’elle dévoile son homosexualité. Elle doit donc se battre pour ne pas être expulsée de l’armée.</p>
<p><span style="text-decoration: underline">Bande-annonce, seulement en anglais</span>: http://www.videodetective.com/movies/serving-in-silence-the-margarethe-cammermeyer-story/266698</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>2) &#8220;Coup de foudre&#8221; (entre nous)</strong></p>
<p><strong></strong>Film français 1984.</p>
<p>Petite juive d’origine russe, Léna est internée au début de l’occupation dans un camp près de Perpignan. Pour échapper à la déportation, elle épouse un Français rencontré au camp. Au même moment, on célèbre à Lyon le mariage de Madeleine, dont le bonheur sera de courte durée : son mari sera abattu sous ses yeux par la milice.</p>
<p>Dix ans plus tard, Léna et Madeleine se rencontrent à l&#8217;école où leurs enfants participent au spectacle de fin d&#8217;année. Madeleine est mère d&#8217;un garçon et remariée avec Costa. Léna est toujours avec Michel et a deux filles. Les deux jeunes femmes se revoient à plusieurs reprises et, malgré leurs différences, une amitié très forte naît entre elles.</p>
<p><span style="text-decoration: underline">Bande-annonce</span>:  http://www.youtube.com/watch?v=bnTC4OO2ovo</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>3) &#8220;I can’t thing straight&#8221; (seulement en anglais)</strong></p>
<p>Film britannique 2008.</p>
<p>Tala est une jeune femme d’origine jordanienne vivant à Londres. Elle va bientôt se marier avec Hani, son quatrième fiancé. Rentrée chez ses parents en Jordanie pour organiser la cérémonie, elle retrouve ses deux sœurs, mais se désintéresse rapidement des préparatifs.</p>
<p>Elle retourne à Londres pour quelques jours et retrouve son meilleur ami, Ali, qui lui présente sa fiancée, une Britannique d’origine indienne, Leyla. La rencontre entre la spirituelle Tala et la timide Leyla n’aurait pu être qu’une simple formalité s’il n’y avait pas eu cette attirance immédiate entre elles.</p>
<p>Alors que Leyla va petit à petit prendre de l’assurance et faire ses propres choix, Tala doit elle aussi décider si elle va épouser un homme qu’elle n’aime pas uniquement pour plaire à ses parents…</p>
<p><span style="text-decoration: underline">Bande-annonce</span>:  http://www.youtube.com/watch?v=lznSuKO_D4U</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Marjolaine Landry &#8211; Intervenante<br />
Activités CSL</p>
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		<title>Le sexe en spectacle</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Jan 2012 16:12:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Équipe AlterHéros</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sexualité]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[hypersexualisation]]></category>
		<category><![CDATA[intimité]]></category>
		<category><![CDATA[sexe spectacle]]></category>
		<category><![CDATA[sexualité]]></category>

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		<description><![CDATA[On le sait. On le voit. On le perçoit. Le sexe, aujourd'hui, est partout. Pour vendre une auto, une chanson, une expo. Mais au-delà du constat, que peut bien signifier cette omniprésence de la sexualité? C'est la question à laquelle le sociologue Michel Dorais s'attaque dans un nouvel essai, intitulé La sexualité spectacle. Sans condamner ni célébrer le phénomène, il cherche plutôt à le comprendre, le mettre en perspective, et bousculer certaines idées reçues. Entrevue.
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>«Moi, je pose des questions, déclare d&#8217;emblée le sociologue de la sexualité Michel Dorais. Oui, il y a eu des acquis. Mais aussi des pièges. Je ne parle ni comme un pape ni comme un libertin, mais je veux donner une occasion de réfléchir», déclare l&#8217;homme qui a grandi dans le Québec de Duplessis et qui mesure donc à quel point on revient de loin.</p>
<p>Vrai, depuis quelques années déjà, l&#8217;omniprésence de la sexualité, notamment en publicité, a fait l&#8217;objet de bien des essais. Mais l&#8217;intérêt de la réflexion du sociologue de l&#8217;Université Laval est ailleurs. Pour une rare fois, on sent que l&#8217;auteur n&#8217;a pas de parti pris. Qu&#8217;il n&#8217;est ni pour ni contre, mais qu&#8217;il observe.</p>
<div id="attachment_2286" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.alterheros.com/cite/2012/01/le-sexe-en-spectacle/attachment/460379/" rel="attachment wp-att-2286"><img class="size-medium wp-image-2286" src="http://www.alterheros.com/cite/files/2012/01/460379-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">Illustration Julie Grimard, La Presse</p></div>
<p>Tout le monde veut être une vedette</p>
<p>«La sexualité spectacle, c&#8217;est la sexualité qui se répand autant dans les médias que dans les divertissements, définit-il. Sur l&#8217;internet, dans les sports, en danse&#8230; Même dans le calendrier Centraide, on cultive l&#8217;érotisme. Je ne dis pas s&#8217;il faut s&#8217;en réjouir ou s&#8217;en plaindre. Mais je pose des questions.»</p>
<p>Et son sens de l&#8217;observation est visiblement aiguisé. Car le livre est bourré d&#8217;exemples de cette sexualité dite «spectacle»: des spectacles de danse où les danseurs, nus, feignent de se masturber sur les spectateurs, aux photographies d&#8217;art mettant en scène des adolescents copulant, en passant par les vidéoclips de toutes sortes, sans oublier les images désormais diffusées par tout le monde et n&#8217;importe qui, sur l&#8217;internet. «Tout le monde veut être une vedette», glisse-t-il. Internet, webcam, et portables aidant, tout le monde peut être une vedette&#8230;</p>
<p>Non, le sujet n&#8217;est pas nouveau. Les hommes des cavernes, déjà, peignaient des personnages nus dans leurs grottes, signale-t-il. Depuis l&#8217;Antiquité, les sculptures les plus appréciées mettent en scène des nus. La nouveauté, c&#8217;est qu&#8217;aujourd&#8217;hui, la sexualité sert à toutes les sauces. Dans tous les contextes. Et les limites de ce qu&#8217;on ose ou de ce qui est osé sont sans cesse repoussées. «Je me souviens quand Demi Moore a posé nue, enceinte, pour Vanity Fair. Cela avait fait scandale. Aujourd&#8217;hui, on peut compter les vedettes qui n&#8217;ont pas posé nues, dit-il amusé. Cela va aller jusqu&#8217;où? Je ne sais pas. Des fois, c&#8217;est agréable. Mais &#8230; pas toujours!»</p>
<p>Même les personnes âgées</p>
<p>Un exemple? Le sociologue consacre tout un chapitre de son livre à un phénomène peu souvent évoqué: l&#8217;hypersexualisation des personnes âgées, un phénomène, selon lui, beaucoup plus réel, et aux conséquences parfois plus fâcheuses, que la surmédiatisée hypersexualité des jeunes. «Moi, je suis tanné d&#8217;entendre parler de l&#8217;hypersexualisation des jeunes. Ça n&#8217;existe pas! Nos enfants sont bien plus tranquilles que nous l&#8217;étions! Mais les vieux qui posent nus, ça, c&#8217;est nouveau. Les femmes qui se font refaire, refaire et refaire, ça, c&#8217;est réel!» L&#8217;exemple extrême? La New-Yorkaise Jocelyne Wildenstein, alias Cat Woman, dont les traits sont désormais plus félins qu&#8217;humains, écrit-il.</p>
<p>Entre autres thèmes, l&#8217;auteur aborde les questions du culte du corps, du porno, de notre fascination pour le scandale (il finissait d&#8217;écrire son livre en plein procès DSK), et même des causes sociales, désormais aussi récupérées par la sexualité. Le saviez-vous? Depuis 2003, le mouvement Fuck the Forest, né en Norvège, invite les militants à faire l&#8217;amour pour sauver les forêts et, surtout, à visionner les productions érotico-pornos mises en ligne pour sauver les arbres.</p>
<p>Que faut-il tirer comme conclusion de toutes ces observations? L&#8217;auteur se garde bien de tenir un discours moralisateur, mais il se fait critique. «J&#8217;ai l&#8217;impression que cette omniprésence de la sexualité nous envoie des messages un peu simplistes, fait-il remarquer. On dit souvent que la sexualité est plus forte que soi. Non, c&#8217;est faux. Il y a des choix là-dedans. On dit aussi que la sexualité fait partie de nous. Mais nous aussi, on fait partie de notre sexualité. Il y a des choix que l&#8217;on peut faire.»</p>
<p>Lesquels? Il espère que les lecteurs sauront développer leur sens critique. Oui, des fois, la sexualité spectacle nous plaît. Nous excite. Nous séduit. Ou nous choque. «Mais jusqu&#8217;à quel point je veux que ça entre dans ma vie?» lance-t-il. Oui, nous pouvons tous nous interroger, car «nous avons droit à notre intimité», conclut-il, avant d&#8217;ajouter, sceptique : «Même si je ne sais pas si le mot intimité va encore exister dans quelques années&#8230;»</p>
<p>La sexualité spectacle, de Michel Dorais, éd. VLB, 144 p., 19,95$</p>
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