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Les jeunes et le VIH/SIDA

Source: © Gouvernement du Québec, 2003Tout le monde a déjà entendu parler du VIH et du sida, en fait c’est devenu tellement banal que souvent on ne s’en préoccupe même plus.  Bien sûr, la plupart des jeunes savent que ça peut s’attraper en baisant ou en utilisant des seringues pour se droguer.  Ils savent aussi que c’est dangereux.  Mais jusqu’à quel point?  Les jeunes sont-ils ignorants en ce qui a trait au VIH/sida?

Une étude, menée par quatre universités canadiennes auprès de 11 074 élèves du secondaire et publiée en septembre dernier, a dévoilé des résultats assez surprenants.  Par exemple, seulement 36% d’entre eux, en secondaire 3, et 56%, en secondaire 5, savent qu’il n’existe pas de vaccin contre le VIH/sida, seulement 56% (sec. 3) savent qu’il n’existe pas de médicament pour guérir de ce virus et 44% (sec. 5) pensent encore qu’une personne atteinte présente des symptômes visibles.  

Si vous faîtes partie des statistiques, sachez que le VIH/sida ne se guérit pas, même si on se fait soigner juste après avoir été infecté.  Il est vrai par contre qu’aujourd’hui les séropositifs vivent plus longtemps et mieux qu’avant, même si le prix à payer pour ces années supplémentaires est souvent très élevé.  Les traitements anti-VIH nécessitent plusieurs pilules par jour, en plus de celles nécessaires pour traiter les effets secondaires des premières.  Au quotidien, ces effets secondaires avec lesquels les séropositifs et les sidéens doivent traiter sont : diarrhée, maux de tête, vomissements, perte d’appétit, insomnie, perte de poids, lipodystrophie, fatigue, dépression, etc.

Source: Centre canadien d'information sur VIH/SIDAUne autre découverte de l’étude est que les jeunes gais et lesbiennes sont moins nombreux et moins portés que les jeunes hétéros à utiliser le condom.  Le problème, c’est que 41,5% des nouvelles infections au Canada (2002) sont attribuées à des hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes (HRSH) et 27,6% à des jeunes entre 15 et 29 ans, faisant des jeunes hommes gais des cibles privilégiées pour le VIH.  Le nombre de tests positifs chez les hommes gais et les jeunes en général est en forte hausse depuis 2000, alors que depuis les années 80 ce nombre avait tendance à diminuer.  Les femmes non plus ne sont pas à l’abris.  Jusqu’à tout récemment, il y avait très peu de femmes séropositives, mais en 2002 c’était 25,4% des nouveaux cas qui étaient déclarés parmi elles. 

Mettez toujours des condoms, surtout lors de pénétration anale, et insistez pour que vos partenaires en mettent, même s’ils vous répètent qu’ils ne sont pas malades.  En fait, il y a peu de chance pour qu’ils-elles le savent vraiment. Plus de la moitié des étudiants de secondaire 5 ont une vie sexuelle active, mais très peu d’entre eux sont effectivement allés passer un test de dépistage pour les MTS et le VIH.  De plus, puisqu’on ne présente pas de symptôme durant les premières années d’infection au VIH, beaucoup de gens qui sont infectés ne s’en doutent même pas.

Dans le monde, il y a 11,8 millions de jeunes entre 15 et 24 ans qui vivent avec le VIH ou le sida et ce groupe d’âge constitue la moitié des nouvelles infections.  Ce qui nous rend si à risque, c’est que nous pensons souvent que le sida ne nous menace pas NOUS, que nous avons des pratiques sexuelles risquées et que nous utilisons souvent de la drogue.  Outre l’échange de seringues pour les drogues plus dures, l’alcool et d’autres drogues légères, comme la marijuana, peuvent aussi être dangereuses.  En effet, quand on est saoul ou gelé, il est plus facile d’« oublier » de mettre un condom et plus difficile de dire « non » si notre partenaire veut baiser sans.

Enfin, une dernière partie de l’étude universitaire s’intéressait aux attitudes des élèves face aux séropositifs et aux sidéens.  En gros, on peut dire que les gars sont un peu moins acceptants que les filles et que la discrimination diminue avec l’âge des répondants.  Si on demande aux jeunes : « Est-ce que tu pourrais être ami-e avec une personne qui a le sida? », le pourcentage de réponses négatives passe de 22%, en secondaire 1, à 9%, en secondaire 5, chez les hommes, et de 17% à 6% chez les femmes.   Par contre, encore 10% des gars et 5% des filles de secondaire 3 pensent que les sidéens n’ont que ce qu’ils méritent.  Et vous, qu’en pensez-vous?  Avez-vous peur du VIH/sida? Pensez-vous en savoir assez sur le sujet?   

Si vous avez des questions concernant quelque aspect que ce soit du VIH ou du sida, vous pouvez appeler Info-SIDA au (514) 521-SIDA (7432), à Montréal, ou au 1-866-521-7432, à l’extérieur de Montréal.  Pour plus d’information, contactez Séro-Zérohttp://www.sero-zero.qc.ca.

Source: http://www.unaids.org/worldaidscampaign/Sources:

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