Bonjour et merci de porter attention à ma question !
Alors voilà, je suis une jeune lesbienne de 20 ans et j’ai une copine depuis peu, ma première, que j’aime et elle aussi. Mais voilà le problème … lors de nos rapports sexuels, j’éprouve une très grande douleur lorsqu’elle me pénètre avec les doigts… Est-ce un problème de lubrification du vagin ? Est-ce normal même à mon âge ? J’avoue que je ne sais plus quoi faire et cela m’empêche de me détendre et donc d’avoir du plaisir avec ma partenaire que j’aime plus que tout, en plus de commencer à miner sérieusement ma vie, car ce problème me tracasse énormément.
J’aimerais avoir des conseils et des sugestions sur ce que je pourrais avoir, et ce que je pourrais faire pour ne plus avoir mal, vraiment je n’en peux plus !
Merci à l’avance,
Lily
Bonjour Lily,
Je voudrais d’abord te remercier de t’avoir adressé à nous.
Il arrive, effectivement, que parfois lors des rapports sexuels la paroi vaginale ne se lubrifie pas suffisamment, on parle alors de sécheresse vaginale. Plus d’une femme sur six déclarent souffrir parfois de sécheresse vaginale et ce problème peut survenir à toute âge même s’il est vrai qu’il est plus prévalent chez les femmes plus âgées étant ménopausées. Globalement, les causes hormonales sont évoquées (la sécheresse peut donc être plus importante à certains moments du cycle menstruel). Une mauvaise hygiène de vie, comme l’abus d’alcool ou de tabac, la prise d’un médicament ou même de certaines pilules contraceptives peuvent également provoquer une déshydratation de la muqueuse vaginale. De plus, la toilette intime est également importante : la vulve doit être nettoyée avec un savon doux au PH neutre, en ne dépassant pas une ou deux toilettes par jour. La douche vaginale est à proscrire. Enfin, la rareté des rapports sexuels ou le stress peut engendrer une sécheresse du vagin. Ainsi, il se peut que le stress ou la peur causée par la douleur que tu peux ressentir lors de la pénétration a pour effet d’aggraver la sécheresse et de rendre ainsi la pénétration encore plus difficile.
Il faut également dire que certaines femmes lubrifient pendant les préliminaires ou, juste au début de la pénétration alors que d’autres lubrifient souvent bien après le début de la pénétration. On peut alors avoir recours à un lubrifiant au début de la pénétration. Le plus naturel est la salive. De plus, différents types de lubrifiants existent en pharmacie mais il est cependant décommandé de recourir à la vaseline ou à des lubrifiants à base d’huile car ils sont irritants. Enfin il est à noter que plusieurs femmes ont une sexualité très épanouie et utilisent fréquemment du lubrifiant. On ne doit donc pas voir systématiquement un problème de lubrification comme un problème au niveau de l’excitation sexuelle ou au niveau de l’attirance envers sa partenaire car ce problème, comme je l’ai expliqué, peut avoir des causes biologiques (p.ex. dérèglement hormonal) ou psychologiques (p.ex. le stress ou l’anxiété).
Le dialogue avec ta partenaire est également à encourager et même, si tu veux mon avis, indispensable. Il est toujours plus facile de trouver des solutions à deux et peut-être même trouver un moyen ensemble d’envisager d’autres sortes de stimulation autres que vaginales (plusieurs femmes lesbiennes ou hétérosexuelles ont, en effet, une sexualité pleinement épanouie et ce, sans pénétration). Faire l’amour avec une femme, ça se découvre et ça s’apprend car chaque femme est unique là dessus. Je crois qu’il est très important de parler de ses peurs et de ses craintes à notre partenaire et de lui dire ce que nous aimons et ce que nous aimons moins dans ses caresses.
Il se peut, par contre, que le problème soit ailleurs qu’au niveau de la lubrification ; certaines femmes ont une ou des petits coupures, non cicatrisées, à l’intérieur de la vulve, qui causent de grandes douleurs lors de la pénétration. Il est alors nécessaire de consulter un médecin, qui pourra t’indiquer la meilleure façon d’intervenir.
Enfin, si le problème perdure, peut importe sa cause, je te conseille d’en parler à un professionnel de la santé (gynécologie, médecin de famille, infirmière etc.,) qui pourras déterminer avec plus de précision qu’elle est l’origine du trouble et ce, surtout si la cause est biologique.
En espérant avoir répondu à ton questionnement. S’il y a quoi que ce soit, n’hésites surtout pas à nous réécrire.
Marie-Joelle