Je la déteste, mais j’hésite à la quitter


Bonjour Milly,

Merci de nous faire confiance en nous écrivant. La situation que tu nous décris est complexe et difficile, mais j’espère pouvoir te donner quelques points de réflexion. À ce que je peux comprendre, toi et ta conjointe n’avez clairement pas le même projet de vie. Elle est casanière et ne veut plus d’enfant. C’est son droit, mais ce n’est clairement pas ce que tu veut comme vie. Mais pire que tout, la situation que tu me décris a plusieurs des caractéristiques d’une relation amoureuse en proie à de la violence psychologique. Crises de jalousie, haine, manipulation. La violence psychologique est moins visible que la violence physique mais les des cicatrices profondes. Peut-être la plus grave conséquence est ce sentiment constant d’isolement et d’impuissance que tu me décris.

Tu me demandes de te conseiller, mais honnêtement je crois que tu as déjà une idée très claire de la situation qui est devant toi et de ce que tu souhaites faire. Tu la détestes et tu décris votre relation comme étant définitivement tuée, alors tu comprendras que je ne suis pas en position de vous conseiller la réconciliation… Tu hésites à partir. Tu ne m’expliques pas les raisons qui te font douter. Il est probable que tu ait tout simplement peur de l’après.  Peur de te retrouver seule et isolée, peur de devoir te trouver une nouveau logement. Tu as vécu dans cette situation si longtemps que, même si tu la sais nuisible pour toi, tu y demeures parce que tu ne peux même plus imaginer être ailleurs. Bien que ces peurs soient tout à fait compréhensibles, elles ne devraient pas te forcer à demeurer dans la prison que tu décris.

Si quitter cette relation t’est impossible pour l’instant, du moins je t’invite à briser l’isolement et commençant, graduellement, à parler de ce que tu vis à d’autres personnes proches de toi, voire même à des collègues. Bref, à te faire des alliés, un coussin de sûreté au cas où tu quitterais rapidement ton domicile. Sors le plus souvent de la maison qu’il t’es possible, pour socialiser et te trouver des activités et loisirs. Plus le monde à l’extérieur de ta maison te sera familier, moins il sera difficile pour toi de quitter ta relation toxique. Et surtout, ne laisse pas l’échec de cette relation te décourager face à d’autre future relations. La très grande majorité des relations amoureuses ne tournent pas comme la tienne et son au contraire lieux d’amour, d’entraide et de confiance.

Si jamais tu en a besoin, cette page t’offre une tas de ressource pour femme en Martinique: http://www.sosfemmes.com/ressources/chrs.php?dpt=97

Bon courage et néhsite pas à nous réécrire pour d’autres questions.

Élyse, intervenante pour AlterHérosBonjour Milly,

Merci de nous faire confiance en nous écrivant. La situation que tu nous décris est complexe et difficile, mais j’espère pouvoir te donner quelques point de réflexion. À ce que je peux comprendre, toi et ta conjointe n’avez clairement pas le même projet de vie. Elle est casanière et ne veut plus d’enfant. C’est son droit, mais ce n’est clairement pas ce que tu veut comme vie. Mais pire que tout, la situation que tu me décris a plusieurs des caractéristiques d’une relation amoureuse en proie à de la violence psychologique. Crises de jalousie, haine, manipulation. La violence psychologique est moins visible que la violence physique mais les des cicatrices profondes. Peut-être la plus grave conséquence est ce sentiment constant d’isolement et d’impuissance que tu me décris.

Tu me demande de te conseiller mais honnêtement je crois que tu as déjà une idée très claire de la situation qui est devant toi et de ce que tu souhaites faire. Tu la déteste et tu décris votre relation comme étant définitivement tuée. Et pourtant tu hésites à partir. Tu ne m’explique pas les raisons qui te font douter. Il est probable que tu ait tout simplement peur de l’après.  Peur de te retrouver seule et isolée, peur de devoir te trouver une nouveau logement. Tu as vécu dans cette situation si longtemps que, même si tu la sais nuisible pour toi, tu y demeures parce que tu ne peux même plus imaginer être ailleurs. Bien que ces peurs soient tout à fait compréhensibles, elles ne devraient pas te forcer à demeurer dans la prison que tu décris.

Si quitter cette relation t’est impossible pour l’instant, du moins je t’invite à briser l’isolement et commençant, graduellement, à parler de ce que tu vis à d’autres personnes proche de toi ou si

Et surtout, ne laisse pas l’échec de cette relation te décourager face à d’autre future relations.


About Élyse Vander

Élyse est enseignante au secondaire depuis 2005, ce qui l’a amené à développer sa capacité d’intervention auprès des jeunes. De plus, elle a une expertise dans le domaine de la transsexualité, ayant œuvré dans le milieu dans divers organismes depuis 2007.

Mon implication à AlterHéros me donne confiance que dans les prochaines années, les jeunes pourront de plus en plus assumer et vivre harmonieusement leur homosexualité, bisexualité ou transsexualité, particulièrement à l’école secondaire.

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