Ma sexologue m’a dit que j’ai une dysphorie de genre.


Bonjour, 

Toujours un plaisir d’avoir une réponse de vous. Oui je veux bien que mes messages soient partagé en ligne. 
J’ai parlé de mon problème à une sexologue, je lui ai parlé de mes souvenirs les plus anciens, et elle m’a dit que j’avais une dysphorie de genre, je mettais déjà bien renseigné sur le sujet, mais je me disais que je ne rentrais pas dans cette case et pourtant maintenant ça me paraît plus claire. Je vais vous en faire par car je préfère avoir plusieurs avis de spécialistes, j’ai peur qu’elle ce soit trompée… ça me paraît tellement irréel et pourtant ça à l’air de coller. 
J’aurais tellement aimé être comme tout le monde. J’ai peur de tout casser, pour mes proches, pour moi j’ai vraiment du mal accepter, sur le coup j’étais content mais maintenant j’essais de rentrer à nouveaux dans mon corps de femme. 
Alors parlons souvenirs : mon plus vieux souvenir, a débuté à l’age de 3, 4 ans j’avais demandé un bébé avec un zizi, d’ailleurs je l’appelais comme ça, et j’adorais son sexe, je le touchais tout le temps, et c’était une obsession. D’ailleurs je me disais que quand je serais grande j’aurais un garçon, comme ça je verrais son sexe, je le toucherai,  j’en aurais aussi un en quelque sorte. 
Une fois ma sœur et moi on étaient aller j’ai notre amoureux et on s’était retrouvé sans culotte et le garçon était nu, j’avais envie de lui toucher le sexe, encore maintenant  j’ai du mal a expliqué ce que je ressentais à cet instant. 
Je m’amusais a mettre des chaussettes dans mes culottes, pour me faire un pénis et j’étais contente, je trouvais que ça m’allait bien. 
Quand je jouais avec ma sœur jumelle et ma cousine parfois, je faisais le garçon, et je me sentais bien en fait c’était naturel, j’étais contente. Quand j’avais des relations sexuelle avec elle, je faisais encore une fois le garçon. J’avais un prénom masculin « Tinio » et je trouvais que j’avais une voix de garçon. J’adorais faire le garçon, je ne savais pas faire la fille en fait. Pour moi faire la fille ce n’était je crois pas possible, pas naturel. 
En primaire j’aimais impressionner les filles en faisant des choses durs, je me sentais garçon je pense. j’ai toujours aimé qu’on me dise que j’étais forte, lus fort que ma sœur.
Quand j’étais petite je voulais devenir acrobate et j’ai toujours la même image dans la tête je me voyais sur un trapèze et en homme.
Mes jouets étaient « masculin » : dinosaures, chevaux, ken, playmobil.. je faisais Spirit et ma sœur Rivière… je m’identifié toujours a des hommes dans les jeux vidéos, je les trouvais beaux, je trouvais qu’ils me ressemblaient. Quand je me déguisait je faisais le roi, l’indien ect. 
J’aimais regardais mes mains, je les voyais comme des mains de garçons(encore aujourd’hui). Je me rappel que j’avais demandé a mon père vers l’âge de 7, 8 ans dans la voiture « Tu trouves pas que j’ai des mains des garçons? » et il m’avait dit : « mais non Juliette, tu as les mains toutes fines », j’avais était triste, déçus, j’aurais aimé qu’il me dise « oui tu as des mains de garçons ». 
J’ai toujours trouvé bizarre mon prénom, j’avais l’impression qu’il ne voulait rien dire: pourquoi Juliette et pas fourchette ou Lucas?
Je m’habillais toujours avec des habits « masculins ». Quand ma poitrine a commencé a pousser je me regardais dans le miroir de la salle de bain, je me mettais de profil et j’essayer de me tendre le torse pour faire disparaître ma poitrine, je me disais bientôt tu ne pourras plus faire comme si tu n’en avais pas. Aussi, j’aimais regarder mes bras et mes mains (encore aujourd’hui) et je me tenait comme les hommes, j’ai vite remarqué que y avait plus que ça qui faisait « masculin », c’est peut-être pour ça que je les regarde toujours. 
Quand il a fallut mettre des brassières, je ne voulais pas, j’étais mal dedans: je n’ai pas beaucoup de souvenirs de ça. mais c’est ma sœur qui me la dit que tu faisais des comédies pour ne pas en mettre.
En rentrant au collège ça n’a pas été simple pour moi, j’ai du changer de style coiffure, vêtements sinon on me prenait pour un garçon on me disait que j’étais moins belle que ma sœur, alors j’ai essayer de changer pour les autres, pour ne pas me sentir abandonner, pour rentrer dans les crous. Pour plaire. Mais j’avais l’impression de jouer un rôle, j’ai toujours eu l’impression de ne pas être moi du collège jusque y a peu de temps.
En présence de fille, j’avais toujours l’impression de me sentir garçon. je me sentais en dehors des filles, de mon corps. ou parfois encore aujourd’hui je me sens un garçon de 15 ans alors que j’ai le corps d’une femme de 21 ans 
Je me suis dit en terminale je suis peut être bi, ou lesbienne, puis ça collait pas car je n’étais jamais sorti avec une fille, quand je sortais avec un garçon je sais que j’adorais leur formes, je les trouvais beaux. J’ai commencés a regarder les filles, et je me sentais garçon quand je les regardais, pas fille. Et je me disais « peut-être que je me sens lesbienne. Comment elles pensent elles »? je voyais bien que y avait un truc bizarre en moi. 
je sais qu’une fois j’étais chez ma cousine et elle nous montrez à moi, ma sœur et mon cousin, la danse qu’elle avait appris qui était très « caliente » qu’elle avait appris. Quand est venu on tour ça m’a fait bizarre. Elle s’est mis accroupi de dos devant moi, elle était en robe, et elle a remonté ses fesses jusque mon sexe. j’étais mal à l’aise, je suis devenu toute rouge, ça m’a fait de l’effet. j’avais envie de mettre mon sexe en elle, je mettais senti garçon a ce moment.  
Je sais que j’ai toujours eu peur de montrer comment j’étais au lit sexuellement, je faire le « garçon » y a qu’avec mon copain actuel que j’ai réussi a lui en faire par récemment. 
Comme je le disais a mes autres copains, quand je suis en couple je suis très fille, car je me sens obligé pour plaire et quand je suis célibataire je me sent garçon, je pense que quand je disais : je me sens garçon, je faisais pas directement référence a un garçon, même si en y pensant je me sentais pas comme une fille masculine, mais plus comme un garçon dans le corps d’une fille. 
Mon corps ne m’a jamais vraiment dégouttait, géné, je ne le cachais pas, mais j’ai toujours eu l’impression de jouer un rôle. 
Par contre avoir un enfant m’a toujours fait peur, et surtout je ne veux pas que mon ventre se déforme, avec des vergeture et tout, je trouve ça degueu. de plus quand je m’imagine enceinte je me dis tu jouerais encore un espèce de rôle pour incarner le corps de femme que tu as, ou je me dis : c’est pas toi ça. 
Je me disais c’est parce que je suis super timide, et je n’ose pas par peur d’attirer les regard sur moi, et je sais que des toute petite des qu’on me regardait ça me mettait mal à l’aise et jarretait aussitôt ce que j’étais entrain de faire.
De plus, de mes 13 ans à mes 21 ans j’ai subit des attouchements, des violes, j’ai toujours eu énormément du mal a dire non, c’est un effort surhumain à chaque fois … je n’ai jamais compris.  
Alors je me suis demandé aussi c’est peut-être pour ça que tu veux être un garçon comme ça tu penses que tu aurais plus d’assurance, et surtout que tu ne te serais peut-être pas fait agresser. Mais certes j’y ai pensé mais je me suis dit que si je voulais changer de sexe a cause de ça c’était pas la bonne solution. Et j’ai comme l’impression que ce n’est pas a cause des agressions que je me sens pas vraiment moi… ce qui me rassure quand même.
Aujourd’hui, je n’y crois pas à cette révélation: d’être un garçon enfermé dans un corps de femme. Et pourtant quand je m’imagine avec un corps d’homme je me dis que je serais moi, que je serais la même personne, mais dans le bon corps. 
Je me demande comment j’ai fait pour faire avec jusqu’ici sans jamais me dire : tu es peut-être un garçon? j’ai toujours associer les garçons a des grosses brutes, des cassos et maintenant que je m’imagine avec le corps de garçon c’est différent, je ne me vois pas comme ça. 
Bonne lecture. 
Bien à vous. 
Loup

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Depuis 2002, AlterHéros répond à vos questions en ligne au sujet de la diversité sexuelle, de la pluralité des genres et de la santé sexuelle en général. Nous organisons aussi des activités pour les jeunes LGBTQIA2S+ de 14 à 30 ans et leurs allié.e.s.

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