Publicit/
AlterHéros - Cancer du sein: Le fléau lesbien?
100 000$ pour venir en aide à SEROvie
Page d'accueil
Zone des alterhéros
Bénévoles en action
Pour jeunes seulement
Parents & Famille
Profs & Intervenants
Réseau d'entraide
Déclaration des Alliés
À propos d'AlterHéros
Suivez-nous partout! Ajouter AlterHéros à Mon Yahoo!
Ajouter AlterHéros à Page d'accueil Google
Flux RSS

Cancer du sein: Le fléau lesbien?
Claudine Metcalfe
Fugues
Ads
On le soigne peut-être mieux, mais il se détecte 4 fois plus de cas de cancer du sein qu'il y a vingt ans! Une Occidentale sur neuf va en souffrir, ce qui en fait la principale cause de cancer, la plus importante cause d'hospitalisation ainsi que le cancer le plus fréquent chez la femme occidentale.

Le cancer du sein est le principal enjeu de la santé des lesbiennes. En 1998, dans les très catastrophés États-Unis, des groupes lesbiens se sont emparés du cancer du sein, le proclamant peste des lesbiennes, en parlant comme d'une épidémie. Peut-on en parler de cette façon puisqu'il n'y a pas de données scientifiques? Est-ce un pendant au sida?

Difficile d'y répondre, objectivement parlant. Une fois les chiffres assénés, il reste la question du raffinement statistique: il n'existe aujourd'hui aucune donnée sur l'incidence du cancer du sein chez les lesbiennes. Alors pourquoi les groupes ont-ils parlé de fléau? Trois ans après les cris alarmistes, rien de nouveau et peu de réponses sont disponibles. On ne peut que s'interroger, encore une fois, et espérer que des études soient faites à ce sujet.

AU QUÉBEC, C'EST LE SILENCE
Au Québec, il n'y a pas de données, pas d'études. C'est le silence. Le Réseau d'échange et d'information du Québec sur le cancer du sein a déjà mis sur pied des groupes d'aide pour lesbiennes, mais l'expérience n'a pas connu un grand succès.

"L'invisibilité des lesbiennes a des conséquences importantes sur leur santé, ne serait-ce que par l'absence de recherches et d'informations à leur sujet. Le silence autour de leur condition rend difficile l'énumération de tous les problèmes auxquels les lesbiennes font face et encore plus la connaissance de leur ampleur", rapporte Carole Tatlock pour le Réseau (Sans Préjudice... pour la santé des femmes, automne 1998, numéro 16).

Il apparaît que les lesbiennes, moins préoccupées par la procréation et son suivi, se sentant moins à risque, consulteraient moins régulièrement leur gynécologue. "On ne va pas chez le gynécologue uniquement pour accoucher ou pour prendre la pilule. Le gynécologue a aussi une fonction de dépistage importante", affirme le Dr Spielmann, spécialiste des États-Unis.

MODE DE VIE Selon le docteur Spielmann, "93 à 94% des cancers du sein surviennent de façon spontanée. Ce sont des maladies multi-factorielles que l'on ne peut pas soupçonner à l'avance."

Cependant, certaines situations ou événements sont connus comme étant à risque: la puberté précoce; la ménopause tardive; les cas de cancer dans la famille, particulièrement les cancers du sein chez la mère, les grand-mères, les tantes (donc une faiblesse génétique et des BRCA 1 et BRCA 2, des gênes susceptibles d'être la cause); les antécédents de mastopathie fibrokystique; le fait de ne jamais avoir été enceinte ou d'avoir eu son premier enfant tardivement; une alimentation riche en protides et en graisses (ce qui est le cas dans la plupart des pays occidentaux); l'exposition à des radiations, la consommation d'alcool; le tabagisme; les hormonothérapies et le stress. Et surtout, au banc des accusés, une nouvelles coupable, l'hormone. Le professeur Henri Joyeux de France a prouvé qu'il existe un lien indubitable entre ce qu'il appelle l'hyperoestrogénique et le cancer du sein : les hormones pour combattre l'acné; la pilule; les thérapies de ménopause (THS); celles pour la stimulation ovarienne (pour stimuler la fertilité); le stérilet...

QU'EST-CE QUI TOUCHE TANT ALORS LES LESBIENNES?
Le fait de ne pas avoir d'enfant et la consommation importante d'alcool? L'hygiène de vie semble jouer un rôle dans l'apparition du cancer du sein, mais faute d'études à long terme, les informations restent indicatives. Les femmes qui souffrent d'obésité sont plus sujettes à ce type de cancer que la moyenne.

En revanche, la consommation de poisson, de légumes et de fruits, via le bêta-carotène, une provitamine A, aurait un effet protecteur, de même qu'une activité physique régulière, surtout si elle a été pratiquée jeune, au moment de la puberté.


L'AUTO-EXAMEN
On peut penser qu'entre elles, les lesbiennes seraient plus enclines à s'auto-examiner les seins ou à faire l'examen de leur partenaire. "Quand j'étais jeune, je me disais que, comme lesbienne, j'avais un avantage, au niveau de la santé, de vivre avec une autre femme : elle comprendrait mes SPM, ma ménopause, elle me ferait l'examen des seins, veillerait sur ma cellulite et me conseillerait pour ma vaginite! Erreur! On ne peut compter que sur soi-même", nous dit Estelle, 42 ans, qui l'a appris à ses dépens. "Bon, comme toutes les femmes, j'avais bonne conscience parce que je m'examinais souvent. Je devrais dire que je me regardais en critiquant. Je ne pratiquais pas un bon examen de façon efficace", confie-t-elle.

Dans 90% des cas, ce sont les femmes elles-mêmes qui détectent la maladie. Or, un diagnostic précoce améliore les chances de guérison. Il est donc important de maîtriser les gestes de prévention au plus tôt pour éviter tout risque. N'attendez pas d'avoir mal, apprenez à vous connaître et à examiner vos seins régulièrement. Un geste de survie... mais aussi une pratique de bien-être.

C'est avant tout aux femmes de savoir se connaître et se surveiller pour éviter tout risque et prendre les bonnes décisions au plus tôt en cas de tumeur ou de bosse suspecte. Si, à l'heure actuelle, les chances de guérison du cancer du sein augmentent, c'est essentiellement grâce à la prévention et au dépistage de plus en plus précoce.

Si la prévention recommande de consulter dès la vingtaine, une visite annuelle chez le médecin s'impose après 35 ans. Au moindre doute, il ne faut pas hésiter à consulter un médecin.

Bibliographie et sites Internet de référence:

  • Le Réseau d'échange et d'information du Québec sur le cancer du sein, 514-843-2930 ou le 1-866-843-2930 ou le info@reiqcs.org
  • "How to Examine You Breasts ", American Cancer Society, Brochure F-362
  • Virtual Hospital: http://vh.radiology.uiowa.edu
  • Têtu, no.21, février 1998
  • Intimité Santé, HS no. 28, Paris 2001.
 


  1 personne a réagi à cet article

Philomène France
Le Professeur Joyeux n'est en rien un spécialiste des cancers du sein. C'est un chirurgien viscéral. Il est tout sauf sérieux (tapez Henri Joyeux sur Google et vous serez édifiées). S'il est vrai que le THS expose davantage au cancer du sein, la pilule et les traitements de l'acnée ne sont en rien mises en cause. Il est certain, en revanche que, lesbienne ou pas, le fait de n'avoir pas d'enfant et de n'avoir pas allaité sont des facteurs de risque : il semble que les seins soient fait pour "servir".
Bien cordialement
 

   
 
 
AlterHéros est un organisme canadien
à but non lucratif géré bénévolement
Canada / Quebec

Avis juridique
- Politique de confidentialité
© 2002-2010 AlterHéros - Tous droits réservés