Équipe AlterCité


  • Le premier slogan, « Nos luttes vous émancipent », accolé à l’image (qui était choisie par ailleurs) d’une Marianne noire, avait fait polémique mi-avril. Le choc de ces deux concepts, texte et photo, laissait pensait (sic) que les militants de l’Inter-LGBT se voyaient en libérateurs du peuple Noir…

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    Après réunion de concertation et suite à la décision de conserver le visuel – issu d’un concours d’affiche – l’association organisatrice de la Marche des fiertés LGBT parisienne a tranché : le slogan a été réécrit. « Multiples et indivisibles », est-il donc inscrit sur la nouvelle version de l’affiche. Dans un communiqué publié aujourd’hui, l’Inter-LGBT explique défendre le projet d’une société « inclusive et solidaire » :

    « Parce que les lesbiennes, les gays, les bisexuel-le-s et les personnes trans sont présent-e-s dans l’ensemble de la société, dans toute sa diversité, les questions LGBT sont transversales et inclusives. »

    Le défilé de l’ancienne « gay pride » aura lieu le 27 juin à Paris, soit dans trente jours.

    « 30 jours pour mobiliser et rassembler, 30 jours pour que les responsables politiques comprennent qu’il est urgent de changer la vie quotidienne des personnes LGBT, 30 jours pour mettre en avant l’idée qu’il faut faire avancer la société. »

    Et d’énumérer les sujets qui, en ce qui concerne les questions LGBT, restent à accomplir même après l’avancée majeure du mariage pour tous : la lutte contre les discriminations et les violences LGBTphobes, la reconnaissance des nouveaux liens de parentalité, la PMA, les droits des personnes trans, la lutte contre le VIH, la solidarité internationale. En ce sens, la nouvelle affiche porte le concept d’une seule lutte pour de multiples causes :

    « L’affiche de la Marche des Fiertés 2015 exprime ces notions de multiplicité et d’inclusivité en détournant un des symboles d’oppression des minorités : la République patriarcale, érigeant en norme les attributs d’une majorité aux services des intérêts des dominant-e-s. Une République excluante qui bafoue les droits des personnes trans, qui refuse l’accès à la PMA pour toutes les femmes et qui met à la marge les personnes non blanches, les précaires et les étrangèr-e-s. La République se doit à elle-même de ne plus être excluante. Si elle se veut réellement « Une et Indivisible », elle se doit de ne plus diviser. Elle doit, au contraire, protéger et rassembler l’ensemble de ses citoyen-ne-s, quels que soient leur identité et leur parcours de vie. Ce mot d’ordre est le reflet du projet de société que nous voulons construire : une société inclusive et solidaire. »

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    C’est une déception, mais pas vraiment une surprise: l’ultime instance de la justice helvétique a cassé la décision du tribunal administratif du canton de Saint-Gall. En août 2014, il avait reconnu la […]

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    Ève B. St-Cyr a été sélectionnée par LOJIQ pour réaliser un stage à titre de chercheuse au sein de l’organisation non gouvernementale Humsafar Trust à Mumbai, en Inde. Du 16 février au 5 juin, elle y effectue […]

  • Question banale. Si banale qu’on en oublie toutes les implications. Pour le jeune garçon que j’étais, elle était en effet un marteau violemment asséné à chaque réunion familiale où un oncle bien intentionné la posait, le tout accompagné d’une classique tape sur l’épaule. Un marteau qui me comprimait la gorge et me rappelait que je n’étais pas « normal ». En effet, je crois que c’est vers la fin de l’école primaire que j’ai compris que les garçons m’attiraient aussi. Aussi, parce que les filles également. Mais bon, la bisexualité en tant que telle n’est pas le sujet de ma présente prise de position. Dans la foulée de la journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie qui avait lieu ce dimanche 17 mai, j’aimerais plutôt témoigner d’une forme toute subtile d’homophobie: l’hétérocentrisme.

    D’abord, laissez-moi préciser dès maintenant, et ainsi rassurer les proches qui me lisent, que je ne considère jamais avoir fait l’objet d’homophobie directe. Je fais ici référence à l’intimidation brutale à coups d’épaule dans les casiers et autres tapettes scandés à répétition. Rien de cela pour moi. J’ai été élevé dans une banlieue cossue de Montréal, mon parcours scolaire a été des plus fluides, pas d’anicroche, des amis, du support. Qui suis-je alors pour vous parler d’homophobie? On en revient alors à ce cher hétérocentrisme.

    L’hétérocentrisme consiste en la présomption de l’hétérosexualité comme évidence sexuelle. Autrement dit, si l’homophobie consiste à considérer comme anormale l’homosexualité, l’hétérocentrisme consiste à considérer comme normale l’hétérosexualité. Or, aucune orientation sexuelle n’est normale ou anormale : elle fait simplement partie de la diversité sexuelle. Heureusement, ceci semble de plus en plus tenir de l’évidence dans notre société, et c’est ce qui nous amène à condamner l’homophobie avec véhémence. Cependant, cela est moins évident lorsqu’il est question d’hétérocentrisme.

    Le problème avec ce dernier, c’est qu’il est extrêmement sournois et s’exprime souvent de la bouche même des personnes ne possédant pas une once d’homophobie. Et quand cette personne est un proche, l’effet est d’autant plus néfaste sur un jeune en pleine recherche et construction de son identité. Effectivement, la pression ainsi induite d’appartenir à la « norme » est ce qui fait le plus mal, ce qui est le plus difficile à surmonter, lorsque l’on essaie de se définir. On me dira alors que peu importe l’orientation sexuelle, tous ont ressenti à un moment ou un autre la pression d’adhérer à un groupe, à une profession, à un modèle. Effectivement… Mais augmentez maintenant cette pression jusqu’à vous tordre le ventre et vous donner envie de vomir parce que vous savez que vous ne serez jamais « normal ». Vous avez alors une idée de ce qu’est la pression de l’hétérocentrisme.

    Comprenez bien, je suis aujourd’hui heureux et bien dans ma peau. Je me considère extrêmement chanceux d’avoir pu faire un « coming out » aussi bien reçu par mon entourage, de pouvoir m’exprimer publiquement sur ce sujet sans risquer ma vie ou encore de vivre dans une société québécoise ouverte d’esprit sur ce point. Néanmoins, je suis fasciné de voir la pression que je me suis quand même mise sur les épaules. Comment ai-je pu croire que je serai rejeté? C’est à peine croyable. Pourtant, moi, dans ma banlieue confortable, dans un milieu scolaire génial, dans une famille accueillante, je me suis rendu presque malade à l’idée de m’affirmer. Le tout par souci d’atteindre la « norme ».

    La « norme ». Ne pas confondre avec la majorité. Je ne me leurre pas : il existe et existera toujours une majorité hétérosexuelle. Il n’y a cependant aucune raison de perpétuer l’existence d’une norme hétérocentriste à atteindre. Dans notre société où le combat contre l’homophobie devient plus nébuleux plus l’on s’approche d’un semblant de victoire, j’essaie de trouver comment je pourrais à mon tour contribuer à ce que les prochaines générations se sentent encore plus confortables d’être elles-mêmes. Ajustons donc légèrement la trajectoire. Transformons les formulations négatives en formulations positives. Plutôt que de penser en termes de « l’homosexualité n’est pas anormale et ne me dérange pas », essayons de penser en termes de « la diversité sexuelle existe, est normale et enrichit la société ». Ce sera un nouveau pas-de-géant vers l’avant puisque de transformer le discours hétérocentriste permet, à terme, de combattre l’homophobie depuis ses racines. En effet, en l’absence d’une norme, il n’y a plus le besoin d’en expliquer ou d’en justifier les exceptions…

    Mais alors, par où commencer? Évidemment, lorsque des films, des séries ou même des campagnes publicitaires exposent la diversité sexuelle, leur impact médiatique est grand. Toutefois, les petits gestes sont tout aussi nécessaires et chacun a un rôle à jouer. Ainsi, un simple pas dans cette direction serait que la prochaine fois que vous vous penchiez sur l’épaule de votre élève, de votre neveu, de votre nièce, de votre fille, de votre fils, vous modifiez légèrement votre question… « Puis, as-tu quelqu’un d’important dans ta vie? » C’est aussi simple que ça!

  • MONTRÉAL – En ce 17 mai, Journée internationale contre l’homophobie et la transphobie, un sondage révèle que 75 pour cent des Québécois considèrent qu’il est facile pour une personne hétérosexuelle d’afficher […]

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     Arielle Aries, Natacha Novern et Élissa Boulet constatent que la situation s’améliore avec les années. Photo: Chantal Lévesque/Métro

    Arielle Aries, Natacha Novern et Élissa Boulet constatent que la situation s’améliore avec les années. Photo: Chantal Lévesque/Métro

    Montréal est-il une ville accueillante pour les personnes trans? À deux jours de la Journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie, Métro a discuté avec Élissa Boulet, Arielle Aries et Natacha Novem, trois personnes trans qui ne voient pas les choses tout en noir ni tout en blanc.

    «Le Village est comme un freeland, tu peux faire comme tu veux, t’arranger comme tu veux et il y a personne qui va dire quoi que ce soit», souligne Élissa, dans la cour de la maison, dans le Village, que partagent les trois femmes trans avec Jimmy, un homme cisgenre (À lire: Petit lexique trans et intersexe pour les néophytes).

    Ce n’est pas partout dans la ville que les gens sont aussi ouverts. «Une grande pitoune de six pieds sur des talons hauts, ça attire les regards et c’est normal. La plupart du temps, ça se passe bien, souligne Arielle. Mais il y a un moment où ça dépasse la ligne, où ça devient intimidant.»

    Montrées du doigt, cibles de moqueries, de commentaires désobligeants ou de questions indiscrètes, elles se sentent parfois comme des phénomènes de foire. «Certains me demandent s’ils peuvent voir mon vagin. Parce que je suis trans, ils pensent que je suis à leur disposition pour répondre à leurs questionnements. C’est déshumanisant en maudit», commente Élissa.

    Les trois femmes trans se sont aussi déjà fait refuser des services, notamment dans des boutiques de vêtements et de souliers. Elles appellent ça des «microagressions». «C’est encore plus dérangeant quand on se fait ignorer dans une institution gouvernementale, parce qu’on n’a pas le choix d’y aller ou non», indique Natacha.

    Ceux et celles qui n’ont pas le soutien de leur famille sont particulièrement vulnérables aux commentaires négatifs et aux regards blessants, estiment les trois amies. Ce fut le cas de Natacha. «Ma sœur m’accepte, mais pas le reste de ma famille, si bien que j’ai dû couper les ponts. Ça devenait trop toxique», raconte la bédéiste.

    Comme plusieurs autres personnes trans, Natacha est restée pratiquement cloîtrée chez elle durant sa première année à Montréal. «Je sortais pour faire mon épicerie et c’était à peu près ça», se rappelle-t-elle.

    Les attitudes négatives sont dues à un manque de connaissance, croit Arielle. «En disant qu’il vivait avec trois femmes trans, un de nos anciens colocataires s’est déjà fait répondre: “Hein? Il y a trois trans au Québec!”» se souvient-elle.

    «Il est temps qu’on voie des personnes trans dans les publicités et qu’il y ait des rôles positifs de personnes trans au cinéma et à la télévision. Ça ferait une différence dans l’acceptation.» – Natacha Novem

    Pourtant, les personnes trans seraient relativement nombreuses. Plus de 1000 per­sonnes dans 135 villes du Québec ont fait un changement de nom genré ou de mention de sexe auprès de l’état civil depuis 1978, selon les recherches de Gabrielle Bouchard, coordonnatrice au Centre de lutte contre l’oppression des genres. «D’après moi, dans à peu près toutes les villes du Québec, tout le monde croise au moins une personne trans par jour. C’est juste qu’elle ne le sait pas. À Notre-Dame-du-Mont-Carmel, j’habitais dans une maison avec trois personnes trans. Dans un village de 5000 habitants!» rapporte Élissa.

    Comment expliquer cette méconnaissance des réalités trans dans la population? D’abord par le fait que les personnes trans auraient un déficit de visibilité. «Il est temps qu’on voie des personnes trans dans les publicités et qu’il y ait des rôles positifs de personnes trans au cinéma et à la télévision. Ça ferait une différence dans l’acceptation», affirme Natacha.

    «J’essaie d’être plus visible et le plus simple possible, pour que les gens n’aient pas peur de m’aborder. Plus on va nous voir partout, plus ça va devenir normal d’être une personne trans», affirme Arielle.

    Les trois femmes constatent que la situation s’améliore avec les années. «Ils enseignent ce qu’est une personne trans dans les écoles primaires, fait remarquer Élissa. Quand j’ai fait mon coming out, ma sœur l’a dit à mon neveu. Il savait déjà de quoi on parlait. Juste ça, ça va avoir un effet positif sur les générations futures.

    Le «T» de plus en plus pris en compte

    Ce n’est que cette année que la campagne québécoise de la Journée internationale contre l’homophobie, organisée par la Fondation Émergence, a ajouté la transphobie dans son nom. Plusieurs y voient le signe d’un mouvement vers une plus grande inclusion des enjeux trans au sein de la communauté LGBT (lesbiennes, gais, bisexuels et trans) au Québec.

    «Depuis quelques années, plusieurs groupes LGB, mais pas tous, font des efforts pour devenir transinclusifs», a remarqué Frank Suerich-Gulick, chargé de projet à Action Santé Travesti(e)s et Transsexuel(le)s du Québec.

    Cette réalité peut être illustrée par le changement de noms de certains organismes, comme le Conseil québécois LBGT, la Chambre de commerce LGBT et la Coalition des familles LGBT, qui excluaient autrefois le T.

    «Les LGB ont reconnu qu’il y avait encore beaucoup de travail à faire sur le plan des droits des personnes trans et que c’était important de nous faire profiter de la visibilité acquise par le mouvement de lutte contre l’homophobie, considère M. Suerich-Gulick. C’est logique de mener nos combats ensemble, car nous vivons beaucoup d’oppressions communes.» C’est une opinion partagée par Gabrielle Bouchard, coordonnatrice du Centre de lutte contre l’oppression des genres.

    Historiquement, les personnes trans ont souvent été mises de côté dans les combats LGBT, conviennent M. Suerich-Gulick, Mme Bouchard et Monica Bastien, présidente de l’Aide aux trans du Québec. «Les personnes trans étaient considérées trop anormales, trop perturbantes, alors que les LGB voulaient présenter un visage qui leur permettait de dire aux hétérosexuels “on est comme vous.”», a expliqué M. Suerich-Gulick.

  • Le conseil scolaire catholique d’Edmonton interdit à une fillette transgenre d’utiliser les toilettes pour filles de son école.

    La transgenre de 7 ans, née garçon, a annoncé à ses parents en septembre dernier qu’elle avait fait un choix clair. « J’ai dit à ma mère que je me sentais comme une fille », confie la fillette, nommée Marie pour protéger son identité.

    Dès lors, Marie souhaite utiliser les toilettes pour filles de son école, mais il lui est interdit de le faire. Elle doit plutôt se rendre dans une toilette unisexe, accompagnée d’un autre élève.

    Une situation inacceptable selon la mère de Marie qui a déposé une plainte à la Commission des droits de la personne de l’Alberta. Elle a également contacté le directeur de l’école, le directeur du conseil scolaire et même le ministre de l’Éducation sans que sa demande soit entendue.

    La mère de Marie explique que les médecins ont diagnostiqué sa fille avec un trouble d’identité sexuelle, la dysphorie sexuelle. « Permettre à un transgenre d’utiliser les toilettes vers lesquelles il s’identifie ne gêne personne », explique-t-elle. « Personne ne peut être affecté par cela, sauf ma fille et sa santé mentale. »

    Une alliée au conseil scolaire

    La famille de la fillette transgenre a toutefois trouvé une alliée à leur cause. La conseillère scolaire Patricia Grell a critiqué publiquement la décision de l’administration d’interdire l’accès aux toilettes pour filles. « Je ne peux pas rester silencieuse. Je ne veux pas être identifiée à cette décision. » Elle s’inquiète également de l’impact de cette décision sur la santé mentale et le bien-être de la fillette transgenre.

    Patricia Grell, une conseillère du conseil scolaire catholique d'Edmonton.  Photo :  Emily Fitzpatrick/ICI Radio-Canada

    Patricia Grell, une conseillère du conseil scolaire catholique d’Edmonton. Photo : Emily Fitzpatrick/ICI Radio-Canada

    La Commission des droits de l’homme de l’Ontario a approuvé que les jeunes hockeyeurs transgenres puissent se changer dans les vestiaires de leur choix. Patricia Grell croit que le conseil scolaire catholique d’Edmonton devrait s’inspirer de cette décision.

    La mère de Marie affirme que sa fille n’est pas la seule transgenre à Edmonton puisqu’il existe d’autres élèves transgenres dans le système scolaire. « Je ne demande pas à quiconque de comprendre ou d’accepter notre choix de laisser notre fille d’être transgenre. Je leur demande seulement de la respecter et ce n’est pas ce qu’ils font en ce moment. »

    Le conseil scolaire catholique d’Edmonton maintient que la toilette unisexe convient très bien aux besoins de l’enfant et qu’il ne fera pas de changement.

  • VignetteQuébec, 14 mai 2015 — Le Conseil québécois LGBT et le GRIS-Québec saluent les éluEs de l’Assemblée nationale qui ont voté une motion proclamant officiellement le 17 mai Journée internationale contre l’homophobie […]

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    Les audiences publiques de la commission concernant le nouveau Règlement sur le changement de nom et d’autres qualités de l’état civil pour les personnes transsexuelles ou transgenres se terminent sur une note positive, estime la députée de Sainte-Marie-Saint-Jacques, Manon Massé.

    « Je suis satisfaite du travail accompli par les membres de la commission et, surtout, par les 16 intervenants et groupes qui ont exposé leurs points de vue sur le changement de mention de sexe. Il est maintenant clair que le principe l’autodétermination fait consensus. C’est ce que j’entends sur le terrain depuis des années et c’est un soulagement de constater que les parlementaires sont aussi sur la même longueur d’onde », se réjouit Manon Massé qui a participé activement à la commission.

    « J’ai consulté de nombreux groupes de défenses des trans, dont plusieurs se trouvent dans ma circonscription, avant de faire mes représentations auprès de la ministre responsable, Stéphanie Vallée. J’ai fait des propositions qui permettraient de tenir vraiment compte des besoins des personnes concernées et plusieurs ont été retenues », ajoute la députée solidaire.

    Mme Massé est entre autres parvenue à faire modifier une condition pour changer de mention de sexe très décrié par les personnes trans : elles auraient dû garantir, grâce à un témoin, qu’elles vivent depuis au moins deux ans en tout temps sous l’apparence du sexe désiré. « Mme Vallée a reconnu que le règlement, tel qu’il était rédigé, laissait trop de place à la subjectivité sur le critère d’apparence pour reconnaître ou non qu’une personne vie sous tel ou tel genre. Il aurait été difficilement applicable et discriminatoire selon la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse du Québec. »

    Maintenant, il est temps de passer à l’action, estime la députée. « Le projet de loi 35 a été adopté en 2013 et nous attendons toujours les règlements avec impatience. Actuellement, le manque de procédures claires est très problématique. Il y a de nombreux problèmes dans les bureaux de l’État civil. Le flou est si grand que les fonctionnaires ne savent plus trop comment gérer les dossiers impliquant des personnes trans et celles-ci en souffrent », conclut la députée.

  • Georgian Gay-Rights Defenders Win Strasbourg Case : European court condemns Georgia over inaction on gay rights march

    La-Géorgie-condamnée-pour-ne-pas-avoir-pas-suffisamment-protégé-une-marche-des-fiertés-LGBT

    La CEDH (Cour Européenne des Droits de l’Homme, ndlr) avait été saisie par l’association géorgienne Identoba et quatorze personnes qui avaient participé à une gay pride en mai 2012 dans la capitale géorgienne.

    Une trentaine de militants de la cause homosexuelle avaient tenté de défiler sur la rue principale de cette ville très religieuse du Caucase du Sud, brandissant des drapeaux aux couleurs de l’arc-en-ciel et des pancartes où l’on pouvait lire « Stop à l’homophobie ».

    Mais ils avaient été bloqués par des contre-manifestants orthodoxes accompagnés de prêtres, qui les ont insultés et frappés, tandis que la police avait interpellé plusieurs militants homosexuels, officiellement pour les protéger, selon les explications données par le gouvernement géorgien à la CEDH.

    Informées bien à l’avance de la manifestation, les autorités « avaient été spécifiquement invitées à protéger les manifestants contre des protestations prévisibles » de militants homophobes, a relevé la Cour.

    Or les policiers, déployés en nombre limité, « ont laissé la tension dégénérer en violence physique ». Et la police s’est mise à arrêter et évacuer « les victimes mêmes qu’elle avait été appelée à protéger », a dénoncé la Cour Européenne des Droits de l’Homme.

    En outre, seuls deux contre-manifestants ont été condamnés depuis à une amende d’un montant équivalent à 45 euros pour des atteintes mineures à l’ordre public, une sanction « pas suffisante » eu égard au « niveau de violence et d’agression non justifié » dont ont été victimes les requérants.

    La Cour a conclu aux violations des principes de la liberté d’association et de réunion et de l’interdiction des discriminations.

    L’Eglise Orthodoxe jouit d’une grande autorité en Géorgie, ex-république soviétique conservatrice de 4,6 millions d’habitants, où l’homosexualité est largement considérée comme inacceptable.

    >> The European Court of Human Rights (ECHR) in Strasbourg has ruled that Georgian authorities failed to adequately protect gay-rights activists and should compensate victims of attacks aimed at blocking a gay-pride event three years ago.

    The ECHR issued its ruling on May 12, according to which the Tbilisi-based LGBT (lesbian, gays, bisexual, and transgender) group Identoba and more than a dozen activists were found eligible for compensation of between 1,500 and 4,000 euros ($1,675 to $4,465) from the Georgian government for its « failure to provide adequate protection. »

    The case stems from an incident in Tbilisi in May 2012, when activists tried to hold Georgia’s first-ever gay-pride march to mark the International Day Against Homophobia.

    Orthodox activists blocked their way, and some of the gay activists were verbally and physically assaulted.

    In addition to a violation of the right to free assembly, the ECHR also ruled that there was a violation of Article 3, which prohibits inhuman or degrading treatment, in conjunction with the European Convention on Human Rights’ Article 14 banning discrimination.

    In 2013, a group of LGBT rights activists faced larger-scale violence when thousands of antigay demonstrators, led by Orthodox clerics, attacked a small group of LGBT activists who wanted to mark May 17 in an area adjacent to Freedom Square in downtown Tbilisi. At least 28 people were injured in that incident.

    Fearing homophobic violence, LGBT rights groups in Georgia have since avoided public events to mark UN-sponsored International Day Against Homophobia.

    In an apparent attempt to counter International Day Against Homophobia, the Georgian Orthodox Church introduced what it calls Family Day, also on May 17.

    In 2014, the day was marked with a large rally, led by the Orthodox clerics, which took on an antigay tone and challenged newly adopted domestic legislation against discrimination.

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